MONDE FANTASTIQUE, laissez votre inspiration vous guider et créer vos propres histoires...
 
AccueilPortailFAQS'enregistrerGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Jillian Heep, l'Archiviste. [VALIDE]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Jillian Heep



Nombre de messages : 26
Points : 6
Date d'inscription : 18/12/2009

Feuille de personnage
Pouvoirs: Contrôle de la Terre et faire pousser des fleurs.
Race: Inclassable
Niveau de puissance:
0/20  (0/20)

MessageSujet: Jillian Heep, l'Archiviste. [VALIDE]   Ven 18 Déc - 6:11


  • Nom et prénom : Jillian Heep.

  • Sexe : Masculin.

  • Age : 72 ans le 1er janvier.

  • "Clan" : Neutre à souhait, comme la Suisse.

  • Taille : 1M75.

  • Race :
      A la toute base, c'est un humain. Dans sa finalité, il s'agit d'un archiviste.

      La question va probablement être posée, je vais donc tenter de vous expliquer ce que mon esprit a créé.

      A proprement parlé, être un archiviste ne représente pas devenir une race. Il s'agit plutôt d'un rang. C'est justement leurs fonctions ainsi que leurs pouvoirs qui pourraient les définir comme tel. Leur fonction principal est d'archiver l'histoire. Ils doivent noter des moments importants pour que les prochaines générations puissent y avoir accès. Leur deuxième fonction, moins rébarbative que la première, est celle de garde du corps. En effet, lorsque cela semble nécessaire, ils doivent protéger au détriment de leur vie celle d'une ou d'un groupe de personnes. Leur troisième fonction, celle que Jillian déteste le plus d'ailleurs, est celle de l'assassin. Ils ne font pas qu'archiver. Ils sont souvent présents pour modifier le cour de l'histoire. Ainsi, il n'est pas rare que les archivistes les plus doués sont envoyés pour assassiner des personnes qui deviennent trop... présentes... dans l'histoire et qui n'auraient pas leur place dans celle-ci.

      Devenir Archiviste n'est pas un désir. Ce n'est pas quelque chose que l'on choisit. On le devient en se faisant remarquer par d'autres archivistes au cours de sa vie. Plusieurs critères sont utilisées ainsi pour la sélection ;

      • Ne pas connaître l'existence des archivistes.
      • Avoir, au cours de sa vie, effectués des actes d'altruisme.
      • Être prêt à tout sacrifier pour des choses qui semblent futiles.


      Ainsi, ces quelques critères définissent si une personne est éligible ou nom au titre d'Archiviste. Lorsqu'une personne devient archiviste, elle devra tout sacrifier ; sa vie, ses amis, ses amours, même ses ennemis. Elle devra subir un entraînement rigoureux pour apprendre à se défendre. Mais aussi faire de longues études des diverses civilisations, races... en bref, connaître un peu l'histoire général.
      Une fois qu'un apprenant archiviste est jugé apte à rentrer en fonction, il lui est fourni un matériel de base, puis on leur fait signer un contrat à même leur sang pour les contraindre à toujours respecter leurs devoirs.
      Un archiviste ne peut pas arrêter de l'être dès qu'il en ne veut plus. Il sera démis de ses fonctions une fois qu'il sera jugé obsolète, ne pouvant plus juger de la réalité.
      Il n'est pas rare que des archivistes finissent par se suicider. La dépression, la folie... ils voient plus de malheurs que de bonheurs. A force, certains ne supportent plus. Ils désiraient faire quelque chose pour aider, mais ils subissent des lois et contraintes naturelles, les empêchant de se mêler avec leur plein pouvoir dans la vie des autres.
      Ils n'ont pas le droit d'aimer, car cela pourrait obscurcir leur jugement. L'amitié leur est autorisé. Mais déconseillé par les plus archivistes les plus vieux ; les archivistes étant immortels, ils voient la plupart de leurs amis se faire tuer. Ainsi, la meilleure solution qui leur est offerte est la solitude la plus complète qui soit... n'être qu'observateur du déroulement de l'histoire.

      Les pouvoirs et capacités des archivistes.

      Bien qu'on pourrait les imaginer en rat de bibliothèque, les archivistes sont aussi de vigoureux guerriers. Un entraînement de base leur est offert. Il leur est ensuite offert la possibilité de choisir leur propre style de combat. En règle générale, cet entraînement étant considéré comme un acquis, ils peuvent utiliser leur style de combat comme bon leur semble. Il s'agit plus là de capacités...

      Quant à leurs pouvoirs, il s'agit d'un don fait par les hauts-gradés des archivistes. Néanmoins, ils subissent certaines règles et contraintes quant à l'utilisation de leurs pouvoirs... ce qui peut, en certaines situations, devenir une gêne. Voici les conditions quant à l'utilisation de leurs pouvoirs ;

      • L'archiviste ne peut pas utiliser ses pouvoirs en tout temps, sauf si les hautes instances l'autorisent.
      • L'archiviste peut utiliser ses pouvoirs pour se défendre. Cette règle possède aussi ses conditions pour être appliquée : l'archiviste ne doit pas avoir provoqué volontairement son agresseur. Néanmoins, les pouvoirs ne doivent être utilisées que pour neutraliser, non tué.
      • Dans le cas où il devrait servir comme garde du corps, il peut utiliser ses pouvoirs que contre les personnes qui prévoient de tuer les personnes protégées par l'archiviste.
      • Dans le cas où il devrait servir comme assassin, l'archiviste à les pleins pouvoirs contre sa cible. Il a le droit de neutraliser toutes personnes qui rechercheraient à protéger sa cible.


      Ainsi, l'archiviste ne peut utiliser ses pouvoirs que sous les conditions mentionnées ci-dessus. Même si il aimerait violer ces règles, il ne peut pas puisque les pouvoirs réagissent en fonction de la situation présente et non des désirs de l'archiviste.

      Jillian, malgré son caractère de cochon, est considéré comme quelqu'un de sage. De ce fait, les hauts-archivistes ont jugé bon de le doter d'un pouvoir correspondant à sa personnalité : le contrôle de l'élément terrestre. A la fois nécessaire, patient, mais destructeur ( pour la tête lorsqu'il gueule Razz ). Ainsi, il ne peinera pas à faire mouvoir la terre qui l'entoure, faire pousser de la végétation... bien que le pouvoir semble puissant, il ne possède pas encore la capacité de faire pousser des arbres. Des lianes et des arbustes. Des fleurs aussi. C'est d'ailleurs la seule chose qu'il peut faire pousser à volonté. Mais ça, il est sûr que c'est une mauvaise blague des hauts-gradés...

      Le matériel de l'archiviste.

      Les archivistes ne possèdent qu'un seul outil nécessaire dans leur fonction d'archivage. Possédant quelques technologies révolutionnaires dans leurs coins de la poche, ils possèdent tous une petite boule de couleur et de taille variable, possédant des ailes et une longue queue, finissant en règle générale en symbole qu'affectionne son archiviste. Pas plus grand qu'une balle de golf, pas plus petit qu'une bille, leur taille dépendent de leur maître. Ils sont appelés les Cam-O.
      C'est un outil bio-techno. Bio pour biologique, techno pour technologique. La partie biologique fait que, ces petits outils sont bel et bien vivants. Ils possèdent un caractère qui leur est propre. Pour pouvoir les recharger, il suffit simplement de les... nourrir ! et les laisser se reposer, évidemment. La partie technologique concerne tout ce qui est matériel. Bien qu'ils ne possèdent pas d'yeux, ils peuvent " filmer " en quatre dimensions. Par la suite, ils peuvent aussi projeter les images emmagasinées. Lorsqu'ils projettent les dites images, cela permet de se retrouver dans l'action, comme si vous y étiez vraiment. En faîte, le Cam-O permet de transférer l'esprit des personnes les utilisant et les placer dans la scène.
      Bien sûr, cela pourrait être utilisé comme arme dans le but de créer des illusions. Malheureusement, impossible ; si le Cam-O n'est pas utilisé dans un but purement instructif ou préventif, il ne s'enclenche pas. Par contre, ils ont des dents... donc faites gaffe !

      Comme les vaches, ils ont plusieurs estomacs. Ainsi les Cam-O possèdent trois estomacs au total. Le premier estomac est utilisé pour la recharge des batteries. Le deuxième correspondrait plutôt à un espèce de disque permettant le stockage des données archivées. Le troisième estomac est aussi un espace de stockage... plus particulier par contre. Les archivistes se retrouvant souvent à voyager. Ils ont donc implanté dans les Cam-O une zone où la relativité et l'espace ne veulent plus rien dire ; les Cam-O peuvent porter entre cinq et dix kilos dans cette espace. Néanmoins, les objets mis dans le Cam-O ne doivent pas dépasser une certaine taille en hauteur, largeur et longueur.

      Ainsi, le Cam-O de Jillian est complètement noir. De la taille d'une balle de golf. Le symbole au bout de sa queue représente un svastika. Il peut porter six kilo. Les objets ne doivent pas dépasser vingt centimètre de largeur et hauteur et cinquante centimètres de longueurs.
      En plus de son Cam-O, Jillian transporte un katana se trouvant dans son dos, porté en bandoulière. Ainsi qu'un zippo... mais ceci est son objet de la contrainte.

      Le contrat de la contrainte.

      Comme dit plus haut, pour leur rappeler ce qu'ils sont, les archivistes doivent passer un contrat avec leur sang. Ce contrat sert à leur rappeler qui ils sont et ce qu'ils doivent faire. Le contrat se passe donc avec un objet. Objet activable à la base par n'importe quelle personne censée. Or, cet objet ne peut aussi s'activer que sous certaines conditions.
      Par exemple, dans le cas de Jillian, son plaisir le plus grand et sûrement le plus commun ; fumer. Il n'a le droit d'utiliser qu'un objet pour allumer sa cigarette. Son zippo. Néanmoins, il n'a le droit de fumer que devant une créature vivante. Cette dite créature fera involontairement le choix sur l'activation ou non du dit objet... ainsi, si la créature ne veut pas que Jillian fume, il ne pourra pas fumer. Le zippo ne s'allumera donc pas.
      Si la personne s'en fiche, il pourra fumer. Par contre, poser la question ne sert à rien ; le zippo réagit à la personne la plus proche de Jillian. Si il demande l'autorisation de fumer, que la personne accepte, mais qu'au fond elle ne veut pas, le zippo ne s'allumera toujours pas.

      Le Sacrifice.

      Devenir archiviste n'est pas le sacrifice ultime que fera la personne choisie. Du moins, il existe un dernier sacrifice qui leur est possible.
      Ils peuvent ressusciter une personne morte. Peu importe quand est-ce qu'elle est morte. Peu importe si son corps est devenu poussière. Elle redeviendra comme elle était avant sa mort. Mais saine et sauve. En contrepartie, ils perdront leur vie. C'est la forme de suicide la plus courante parmi les archivistes.


  • Aspect général :

      Dans son aspect le plus général, - et probablement le moins convoité, Jillian est un homme tout ce qu'il y a de plus... passe-partout si on veut. Il possède un visage comme tant d'autres. Il n'est pas exceptionnellement beau. Il est juste mignon. De toute façon, selon certaines personnes, il n'est beau que lorsqu'il dort ou quand il sourit. Manque de pot, il ne sourit pas souvent. Ou alors c'est pendant son sommeil.
      Au niveau de la tête, il est rarement coiffé. Donc ses cheveux partent en l'air à la façon d'un hérisson. Une petite boule bleue pend au bout de chacune de ses oreilles. Souvenir de sa vie humaine, une petite cicatrice traverse son sourcil droit, coupant celui-ci en deux. L'une des plus belles choses chez lui, c'est probablement ce regard, mélange de noir et bleu, donnant un sentiment acier. Un regard fort, mais qui, dans certains moments peuvent révéler un sentiment de douceur caché. La deuxième chose la plus belle chez lui, c'est son sourire. Il s'étire tellement rarement qu'il semble magnifique aux yeux de tous.
      N'étant pas un homme qui prend soin de lui, il ne prend pas la peine de se raser. Enfin, si. Mais quand il se rase, on dirait qu'une flamme lui est passé un peu au hasard sur le visage. Il donne ainsi l'impression d'être un homme malpropre. Pourtant, dès qu'il en a l'occasion, il se douche.

      Plus généralement, Jillian n'est pas d'une grande taille. Un mètre septante-cinq pour un homme... surtout qui doit doit se battre, eh bien, on pourrait à s'attendre à plus impressionnant de sa part. Surtout que, derrière ses fringues, sa musculature n'est pas des plus visibles. Mais il possède de la force. Pas autant que certains barbares, mais il en a. Mais il compte plus sur sa vitesse et son agilité si une confrontation devait voir le jour.
      Ainsi, il est musclé mais à la fois fin. Portant des fringues pas forcément des plus larges, il donne souvent le sentiment d'être un gringalet. Garde à vous si vous veniez à trop pensé cela, vous pourriez bien vous mordre les doigts... il ne possède donc pas forcément très carrées. Elles sont larges en tout cas. Enfin, si, elles sont carrées mais elles tombent tellement que non, elles ne le sont pas. D'ailleurs, les épaules... sur la gauche, il a une cicatrice qui part du haut de celle-ci pour arriver au milieu du torse. Sur la droite, il y a le tatouage d'un dragon chinois, s'enroulant dans un svastika.

      Possédant des mains fortes, la première chose que l'on regarde le plus souvent dans cette zone sont les anneaux bleu clairs tatoués autours de ses poignets. Pourquoi ce tatouage qui semble signification ? Il en avait marre de perdre ses bracelets. Néanmoins, avec le temps, il a remarqué que ses adversaires lorgnaient étrangement dessus. Ce qui lui offre un quelconque avantage par moment.
      Niveau vestimentaire, il a tendance à porter des jeans délavés, troués, déchirés par-ci par là. Des t-shirts en coton blancs, avec quelques boutons au niveau du col, se situant sur la base du coup ou sur l'épaule gauche. Ou un pull noir à col roulé, dans les temps froids.

      Je pense que pour la description, nous avons fait plus ou moins le tour du propriétaire. Quoique... vous voulez l'intégralité, même dans le jean ? Razz


  • Caractère :

      Jillian est ce que l'on peut appeler un être solitaire. Sa mère le citait souvent comme étant une étoile. Une étoile loin de ses amis rayonnantes. Et elle a toujours eu raison. C'est un être seul, appréciant de pouvoir passer du moment pour réfléchir pendant de longues et profondes minutes. C'est un pensif. D'ailleurs, son quotient intellectuel avoisine les cent-soixante-dix. Autant dire que c'est un être d'une très grande intelligence, mais qui n'en n'abuse jamais. Ou seulement quand il juge que cela est nécessaire. En même temps, il dit souvent que l'intelligence ne définit pas une personnalité. La preuve, il lui arrive d'agir par impulsion, de manière irréfléchie. Il est donc maladroit, par moment.
      Pour certains, c'est quelqu'un de mou. Extrêmement mou. Voir flegmatique et n'aimant pas travailler. Pourtant, lorsqu'il se lance dans quelque chose, il ne fait pas dans la demi-mesure et fera en sorte que tout se passe dans le meilleur du monde.
      Beaucoup de ses proches prétendent qu'il a oublié comment on souriait. Il ne sourit pas énormément. Autant dire que le voir rire, c'est probablement mission impossible. Pourtant, on dit souvent de lui que son sourire est l'une des choses les plus belles chez lui ; sa réponse est simplement que, si vous ne voyez une personne ne jamais sourire... le jour où elle vous sourit, ne la trouveriez pas plus belle ?
      C'est quelqu'un qui a un sens profond du respect et de la paix. Il n'aime pas la violence. Si il peut éviter tout affrontement, cela l'arrange au mieux. Que ça soit physique ou vocal. Le respect est quelque chose qu'il pense être primordial, ne jugeant que très rarement une personne face à lui, peu importe ses actes.

      Il a pas mal de qualités comme ça, mais passons donc maintenant en revue la plupart de ses défauts. La première qui paraît être la plus évidente est sa grossièreté. Dès qu'il est contrarié, il n'hésite pas à lancer un juron par-ci par-là.
      C'est une flemme. Il n'aime pas qu'on le presse. Il haït ça. Plus on aura envie de le presser, plus il aura envie de faire du surplace. En effet, il aime emmerder son monde quant il le peut.
      Par la même occasion, il possède un humeur bien à lui... cassant et sarcastique à souhait. La plupart du temps, il répond aux questions des gens par des réponses un peu... désabusés.
      Par contre, le seul défaut qu'on ne peut pas lui prêter, c'est probablement la perversité ou tout ce qui peut tourner autours de la sexualité. On pourrait même dire que... il n'a l'air de ne pas y connaître grand chose, dans ce domaine. Aussi, quand vous n'avez connu qu'une seule et unique femme en plus de sept ans et en sachant que ce n'était que vers la vingtaine la dernière fois, eh bien... on oublie un peu les besoins primaires.
      Malgré tout, lorsque cela est nécessaire, Jillian peut se révéler être quelqu'un de sérieux, patient et réactif. Il lui suffit juste d'être dans le truc. En gros, quand ça concerne son boulot, la plupart du temps. Plus grâce à son passé douloureux que par son intelligence, c'est quelqu'un de compréhensif. Il a appris à se mettre à la place des gens, en se demandant ce qu'il aurait pu faire à la place d'elles dans telle ou telle situation.
      Très souvent, il donne le sentiment d'être quelqu'un d'impénétrable. Chose qui peut paraître faux puisqu'il est souvent sujet à de l'hyperventilation et autre problème lié au mental lorsqu'il est confronté à un stresse ou une panique soudaine. Cela arrive, bien sûr, plus souvent lorsqu'il s'agit d'un sujet qui le concerne directement. Pareil pour la colère, il n'y a, à priori, que des sujets le concernant qui puissent le mettre en état de rage.

      En sommes, c'est quelqu'un de normal, cachant plus ou moins ce qu'il est...



PS ou explicatif quant à la race:
La race d'"Archiviste" a été créé par moi. Bien qu'on pourrait retrouver quelques inspirations de certaines œuvres par-ci par-là, je me suis dit que ce serait vachemennnt fun de réaliser un personnage comme celui-ci.
Bien sûr, certaines parties pourraient sembler abuser, notamment sur les pouvoirs... mais en faîte, pour leur utilisation dans le cas de garde du corps et d'assassin, si j'ai décidé de les limiter ainsi, c'est justement parce que je trouvais fun l'idée que les des " hautes-instances " soient en quelque sorte les... administrateurs présents sur ce forum Razz
Ainsi, mesdames, messieurs, à vous de voir si vous trouvez une utilité à ce que ce personnage vous soit utile. [/list]

PS2: Avatar à venir, aussi.


Dernière édition par Jillian Heep le Ven 8 Jan - 3:43, édité 6 fois
Revenir en haut Aller en bas
Jillian Heep



Nombre de messages : 26
Points : 6
Date d'inscription : 18/12/2009

Feuille de personnage
Pouvoirs: Contrôle de la Terre et faire pousser des fleurs.
Race: Inclassable
Niveau de puissance:
0/20  (0/20)

MessageSujet: Re: Jillian Heep, l'Archiviste. [VALIDE]   Ven 18 Déc - 6:12

Vie humaine


    Couché dans la neige, il observait les flocons qui tombaient du ciel l'un après l'autre. Les bras croisés en-dessous de sa tête, ses yeux d'acier fixait avec lassitude ces petites boules de cotons d'eau glacée tomber petit à petit sur la terre, ressassant sans cesse les mêmes souvenirs depuis plusieurs décennies. Toutes les raisons qui l'avaient poussées à devenir ce qu'il était aujourd'hui. En faîte, ce n'était pas vraiment des raisons... mais des décisions. Des décisions que l'on pouvait facilement comparer à des sacrifices. Il ne comptait plus le nombre décisions qu'il avait prises dans le seul et unique but de protéger les siens. Ils n'étaient pas nombreux, mais cela n'avait pas d'importance. L'altruisme n'existait plus, peu importe la race, peu importe le monde, peu importe la personne, peu importe le passé... les gens ne vivaient que dans l'égoïsme, forçant d'autres à se donner corps et âme.
    Il ne considérait pas son ancienne vie comme intéressante. Des moments tragiques, tristes... qui ne valaient pas la peine d'être citées. Finalement, le plus important était la fin de son ancienne vie. Les quelques années passées en la compagnie de Marie, cette amie si chère à son cœur. Personne qu'il avait protégée comme si il s'agissait de sa petite sœur.
    Une rencontre hasardeuse au au détournement, comme à ce même jour... de la neige qui s'écoulait avec douceur du ciel. Les voitures roulaient parfois trop vite. L'une d'entre freina trop tard, risquant de renverser une jeune fille d'à peine dix-sept ans. Il eut ce réflexe habituel, l'attrapant pour la repousser brusquement sur le trottoir. Il n'eut pas le temps de s'écarter et se ramassa de plein fouet l'engin, finissant contre le pare-brise qui s'éclata en plusieurs morceaux. Un d'entre eux pénétra même son épaule violemment. Il finit par atterrir sur la route, allongé sur le dos, sentant la douleur lui crisper le visage. Il ne sut si ce furent des secondes ou des minutes, mais lorsqu'il réussit à ouvrir correctement les yeux, il distingua le visage d'un homme qui tenait un téléphone portable dans sa main. Il n'entendait rien, si ce n'est un sifflement, mais il semblait qu'il parlait vite. Son regard continua son chemin à côté de cet homme, voyant une jeune fille qui le regardait avec des yeux embrumés. Ce fut sa dernière image avant de s'évanouir.

    Ce ne fut que le lendemain qu'il réussit à s'éveiller, observant à nouveau la blancheur de la pièce d'hôpital dans laquelle il résidait. Mise à part qu'il se sentait encore faible, il n'y avait pas grand chose qui le dérangeait... jusqu'à remarquer son bras gauche enroulé. Il se demandait si ils n'avaient pas raté la momification. C'est en regardant son bras qui semblait encore difficile d'utilisation qu'il remarqua le corps d'une jeune fille endormie dans le canapé qui se tenait dans le coin de la pièce. Une jolie petite nana qu'il ne connaissait pas. Probablement cette fille qu'il avait sauvée... mais que faisait-elle donc ici ?
    Soupirant, il débrancha les appareils qui étaient reliés par des ventouses à divers endroits de sa peau, ainsi que l'aiguille plantée dans son bras gauche. Se redressant tant bien que mal, il réussit à tenir sur ses deux jambes. Il pensait aller se manger un bon petit truc à la cafétéria, sentant un sacré creux lui tarauder l'estomac.
    Ce fut dans un fracas qu'il fit son premier pas ; ne réussissant pas à tenir convenablement sur ses jambes, il avait tenté tant bien que mal de se rattraper. Ce fut le plateau roulant sur lequel on déposait souvent les repas des malades auquel il s'accrocha. En vain, puisque celui-ci tomba avec lui dans sa chute. Au même instant, il entendit un cri féminin aiguë et l'agitation d'un pas accéléré. Mais ce n'était pas ce qui le préoccupa le plus : il sentait son épaule gauche devenir humide et douloureuse. Regardant celle-ci, il découvrit une énorme tâche rouge qui commençait à descendre le long de son torse et de son bras.

      - Qu'est-ce que vous faites ?! interrogea brusquement une voix.


    Une voix fluette, mais douce qui venait atterrir dans le creux de ses oreilles comme si les lèvres elles-mêmes l'effleuraient. Il tourna lentement son regard pour observer son interlocutrice. La jeune fille qui s'était sûrement réveillée en sursaut en entendant le plateau tomber lourdement au sol. Tentant tant bien que mal de garder contenance et de ne pas se laisser aller à la douleur de son épaule, il lança ironiquement ;

      - Là, maintenant... je fais des claquettes.


    Elle le regarda comme si elle avait un fou en face d'elle. Du moins, il pensait être un phénomène de foire sur le coup, avec son sarcasme alors que l'on s'inquiétait pour lui. Mais il n'aimait pas cela, qu'on se préoccupe pour lui. Il n'aimait pas être un fardeau. Il ne voulait être... rien. Il pensait s'être attisé soudainement la colère de la jeune fille. Il n'en fut rien, c'est avec un sourire désolé qu'elle s'approcha, l'aidant à s'asseoir sur le bord du lit. Elle alla ensuite chercher une infirmière. Il se retrouva seul, complètement impotent.
    En y pensant, cela devait probablement venir de cette intraveineuse plantée dans son bras. Un quelconque médicament pour endormir son corps. C'était réussi. Enfin, si c'était bel et bien cela. Il n'y connaissait rien dans le fond, à toutes ces conneries médicales. Il n'aimait pas les médecins, d'ailleurs.
    L'infirmière et la jeune fille revinrent alors. Un médecin prit leur suite, l'examinant en détails pour savoir si tout allait bien. Une série de questions, de tests vite fait ci et là... rien d'anormal. On voulait même le forcer à se recoucher et le rebrancher à l'appareillage. Chose qu'il refusa aussitôt, demandant vêtements et une bonne cigarette. Ce fut le médecin, l'infirmière et cette fille qu'il n'arrivait toujours pas à remettre qui essayèrent de le convaincre.

      - Non mais vous comprenez pas, je suis hostophobe !


    Il ne savait pas si ça existait ce genre de phobie. Il s'en foutait. Il ne voulait pas rester dans ce bâtiment. Il n'aimait pas être à la charge des autres. Il vivait par lui-même depuis quelques années, se laissant aller à ses propres soucis et tracas sans jamais rentrer dans la vie des autres. Il ne se mêlait pas aux gens. Il n'était pas très sociable. Pas méchant, mais il peinait à se laisser approcher facilement.
    Ils réussirent tout de même à le recoucher, lui promettant que si tout se passait bien, il rentrerait avant la fin de la semaine. Ce qui était déjà trop long. Il se retrouva finalement seul. Enfin, avec la jeune fille qui n'était pas très bavarde et qui semblait tourner en rond dans la pièce. A priori, aucun des deux ne semblaient prêts à rompre un silence lourd. Bien que... Jillian se posait en tout cas une question. Que faisait-elle ici ?

      - Eh bien... j'ai failli passer sous une voiture et vous m'avez sauvée. Je voulais vous remercier.
      - Ba c'est fait, tu peux partir maintenant.
      - Mais je peux faire quelque chose pour vous ?! Prévenir votre famille ? Votre entourage ? Les médecins n'ont pas réussi à retrouver la trace de...
      - Tu te fatigues pour rien. Je n'ai pas d'entourage. Quant à ma famille, elle se compose d'un petit frère qui étudie actuellement au MIT.
      - M... MIT ?


    Le MIT... quand elle lui expliqua qu'il s'agissait d'une université très réputée, elle ouvrit grand la bouche d'admiration, lâchant un « Wouaaah ! Mais ton frère doit être un génie ?! ». C'était vrai. Mathias avait toujours été un gamin turbulent mais très imaginatif. Il avait la science dans le sang. Elle enchaîna sur une phrase toute bête et simple, qui se voulait sans mal mais qui eut cet effet tout de même ;

      - Vos parents doivent être fiers de lui !


    Elle se confondit en excuse pendant une dizaine de minute après avoir appris que sa mère était morte il y a quelques mois de cela et que son père... il ne l'avait que brièvement connu. Il lui fallut un certain temps pour lui faire comprendre que c'était ainsi, que c'était la vie. Il fallait vivre avec les malheurs pour finalement tenter de tripoter un brin de bonheur. S'y accrocher. Ne jamais le lâcher.
    Elle l'observa un moment. Elle bafouilla quelques mots pour faire part de son admiration, trouvant qu'il avait une force intérieure incroyable de tenir ainsi, tout seul... il avait haussé brièvement des épaules. Sur cela, elle réfléchit un moment avant de lancer ;

      - Alors c'est moi qui vous aiderait pendant votre convalescence ! J'ai l'habitude avec mon grand-père.


    Il refusa tout net, attrapant la télécommande de la télé. Il commença à changer une à une les chaînes, cherchant à trouver un programme plus ou moins intéressant. Difficile avec une gamine qui vous demande « Pourquoi ?! Pourquoi ?! Je ne ferais pas de bêtises. ». Cela impliquait de la laisser venir à son appartement. Il devrait la rémunérer alors qu'une grosse partie de son salaire partait pour aider son frère dans ses études. Mais avec un bras gauche inutilisable, certains gestes seraient difficiles... se faire à manger, travailler, faire les courses... quelle galère.

      - Okay ! J'accepte, mais à certaines conditions.
      - Lesquelles... ?
      - Cela ne doit pas bousiller tes études. Je veux des copies de tes contrôles passées et les futures que tu auras. Si tes notes baissent par rapport à tes anciens résultats, je te fous à la porte ! Tu viendras chez moi pour m'aider pour le ménage, la cuisine et les courses. Si tu fous le bordel, je te fous à la porte, compris ?!


    Elle hocha de la tête avec un regard déterminé. Il se massa la nuque de sa main valide en la voyant détaller pour aller prévenir les infirmières et probablement sa famille. Dans quelle galère s'était-il encore foutu... ?
    Les jours qui suivirent sa sortie de l'hôpital furent des plus... contraignants. Marie, de son petit prénom, était une fille très gentille et serviable, certes. Mais bordel ce qu'elle était naïve ! Cela foutait Jillian en rogne que cette nana puisse penser que le monde était tout beau tout parfait. Et elle semblait aimer n'importe qui. A croire qu'elle n'avait jamais de problèmes. Enfin, quelque part, c'était sympa d'avoir quelqu'un qui ne se préoccupe pas de savoir il y aurait tel ou tel problème, qui se confrontait toujours gaiement à tous les problèmes qui venaient. Peu à peu, elle ne venait plus en tant qu'aide pour remercier son sauveur mais en tant qu'amie. Ils apprirent à se connaître aux fils des mois de sa convalescence.
    Elle n'avait pas d'envie particulière. Elle aimait la musique, le dessin et la littérature. Elle se démenait d'ailleurs pour finir un de ses livres et essayer de le faire publier. Sur ces quelques points, il eut de très grande discussion. Tel ou tel dessinateur. Tel ou tel musicien. Tel ou tel bouquin. Car lui aussi adorait tout cela. Elle l'avait remarqué avec la guitare qui se tenait dans un coin de la pièce. Au final, c'était toute sa vie qu'elle venait lui raconter. Ses problèmes en cours. Ses misères sentimentales. Elle trouvait qu'il avait toujours de bons conseils et qu'il était, quelque part, rassurant par sa présence. C'est vrai qu'il n'était pas vraiment souriant. Qu'il avait une tête de « délinquant », mais en faîte... elle le trouvait très gentil. Peut-être trop, par moment. Mais elle pensait le connaître très bien. Voir mieux que personne. Ceci ne restait pourtant que du domaine de la pensée, puisque jamais une seule fois elle tenta d'apprendre à comprendre le jeune homme. Dans le fond, lui savait quasiment tout d'elle alors que elle... elle n'avait jamais rien appris sur lui. Quelque part, c'était son choix. Il ne voulait pas qu'elle sache ce qu'il avait pu endurer, peu importe combien ça avait besoin de sortir.

    Elle était fragile, influençable... quand il la voyait pleurer devant des films pas si tristes que ça, il se disait qu'il ne valait mieux pas qu'elle apprenne un jour ce qu'il en était. Au final, il apprit à son tour quelque chose d'elle... quelque chose qu'il n'aurait jamais cru. C'était vrai qu'il y avait quelques fois, elle n'était pas venue parce qu'elle était tombée malade. Mais jamais il n'aurait cru qu'elle puisse avoir une grave maladie.
    C'était l'avant-dernier jour où il devrait porter des plâtres et des pansements pour sa blessure à l'épaule. Elle venait de lui avouer cela. Il fut à quelque part étonné et en même temps inquiet. Mais ce fut plutôt la colère qui le gagna. Pourquoi venait-elle donc alors que sa propre santé était en jeu ? Était-elle donc idiote à ce point-là ? Une colère sourde le gagna. Il la força à partir pour ne pas commencer à s'en prendre à elle. C'était avec tristesse qu'elle quittait l'appartement de Jillian, lâchant cette phrase ;

      - Je ne pensais pas que tu étais le genre de personne à penser que je puisse être répugnante parce que j'ai une maladie !


    Elle n'avait rien compris. C'était justement parce qu'il ne la trouvait pas répugnante et qu'il s'inquiétait qu'il s'était mis dans cet état. Ce qui avait provoqué sa colère, c'était de savoir qu'elle venait ici en toute innocence tout en sachant qu'elle pourrait aller mal. Il ne supportait pas l'idée qu'elle puisse avoir des complications ou choper une merde qui pourrait lui asséner le coup de grâce. Il ne voulait plus revoir ces souffrances s'afficher sur un visage...
    Le lendemain s'était passé sans encombre. Il avait récupéré un bras à peu près valide et reprenait le boulot la semaine d'après. Son patron lui laissait le temps de se reposer encore quelques jours avant de reprendre complètement. Il était retourné à sa vie à lui, bien ancrée dans sa mer de solitude. Il profita que la journée soit belle pour se promener paisiblement dans la ville, marchant d'un pas lent et jetant de temps à autre un coup d'œil à la vitrine d'un magasin.
    C'est par hasard qu'il vit Marie au travers d'une vitrine d'un magasin de dessous féminin. En compagnie de ce qui devait être ses amies. C'est en tournant brièvement la tête qu'elle le remarqua. Leur regard se croisèrent. C'est lui qui brisa le lien qui les réunissait à cet instant, se détournant pour reprendre son chemin au travers des rues.
    Il aurait pu rentrer dans ce magasin. Probablement qu'il aurait eu l'air ridicule de rentrer ainsi pour aller causer avec une gamine qui était entrain de tenir un soutien-gorge dans ses mains. Il aurait aimé s'expliquer... mais ça aurait été idiot d'aller tenter de renouer un quelconque lien. Dans le fond, la seule chose qui les avait unie pendant ces quelques mois, c'était sa convalescence. Elle avait tenu parole. Elle ne lui devait plus rien. Plus rien...

      - Jillian !


    Il s'arrêta et se retourna pour voir Marie qui s'arrêta à sa hauteur, essoufflée, un soutien-gorge à la main. Il haussa un sourcil étonné d'une telle circonstance et attendit qu'elle reprit son souffle, lui laissant pleinement la parole.

      - Je voulais... m'excuser pour hier. Tu n'as jamais dit que tu me trouvais répugnante... tu...
      - C'est bon, tu n'as fait que dire ce que tu pensais. Il n'y a rien de mal. Et c'est compréhensif, tu as déjà dû probablement subir ce genre d'actes par d'autres personnes.
      - Oui mais je...
      - Non. Tu n'as rien fait de mal et tu n'as rien à te faire pardonner. De toute manière, j'ai récupéré mon bras. Tu ne me dois plus rien. Je sais aussi que je suis chiant de finir tes phrases à l'avance, mais désolé... j'ai appris à te connaître.
      - Mh... alors pourquoi n'as-tu pas dit : « Je sais aussi que tu veux que l'on reste amis et que tu comptes bien continuer de me voir. »


    Il haussa un sourcil interrogatif face à cela. Quelques secondes passèrent. Un silence s'instaura. Un silence probablement gêné. Il haussa des sourcils et se retourna tout en lâchant.

      - Samedi soir, t'as qu'à venir, je te ferais un truc à manger.


    Il reprit sa route, évitant de se retourner. Il avait toujours joué les durs devant elle. Il aurait été bête qu'elle voit le sourire soulagé qui se dessinait sur ses lèvres. Tandis qu'il avançait, elle confirmait d'ores et déjà sa présence. Un petit signe de la main en guise de confirmation et il reprit sa route. Les jours reprirent leur cour. Ils se voyaient toujours quand ils le pouvaient. Elle venait chez lui ou sortait se promener, pour manger quelque chose ou voir un film. Même ses tuteurs lui faisaient pleinement confiances. Après tout, quelqu'un ayant un job stable, qui ne boit pas et ne se drogue pas ne devait pas poser énormément de problèmes. De surcroît, il l'avait aidé à améliorer ses notes en l'aidant dans ses révisions et lui en apprenant quelques astuces dans divers domaines.
    Les semaines passaient l'une après l'autre. Leurs vies étaient normales jusqu'à ce qu'un événement viennent tout chambouler ; un garçon.
    Marie s'était trouvée un petit ami. Il avait rapidement pris une place très importante dans sa vie. Tout changea peu à peu. Ils se voyaient moins souvent. Elle se confiait plus à lui. En trois semaines, il s'était fait balayer. Bien sûr, c'était encore une gamine dans le fond. L'amour était une chose incompréhensible à cet âge. Enfin, pour lui... il n'avait vécu qu'un amour fugace, balayé très rapidement. Il n'avait pas eu le temps d'en profiter et n'avait plus jamais cherché à en profiter à nouveau.
    Quelque part, il était jaloux. Très jaloux. Et il lui en voulait d'avoir pu l'oublier aussi vite alors qu'ils avaient vécu d'aussi bons mois ensemble. Ne pas recevoir ne serait-ce qu'un coup de fil pour prendre des nouvelles... c'était frustrant. Ce ne fut qu'au bout d'un mois qu'elle pensa à venir le voir, un samedi en début de soirée. Il avait ouvert la porte et en la voyant, son regard avait directement pris cette teinte qui caractérisait son ennui. Elle l'avait vue tout de suite et avait probablement compris ; il lui en voulait. Elle était venue s'excuser de ne pas être repassée ces dernières semaine, ni d'avoir téléphoné ni même un petit message sur la porte.

      - C'est tout ? lança-t-il sèchement.
      - Tu es si fâchée que ça ?
      - Non, je fais semblant.


    Sur ces paroles, il lui referma la porte au nez et retourna vaquer à ses occupations. Elle n'avait pas essayé d'ouvrir la porte, ni même de toquer, encore moins d'attirer son attention. Il rechigna tout son week-end chez lui, regardant la télé et jouant de temps à autre de la guitare. Il avait aussi essayé de dessiner, mais rien ne lui permettait d'avoir l'esprit tranquille. Elle n'avait rien tenté et pour cela, il lui en voulait plus... ou tout du moins, c'est ce qu'il crut pendant ces deux jours.
    En partant au travail le lendemain matin, il découvrit la lettre de Marie à l'entrée de sa porte. Elle avait probablement dû la faire glisser sous le palier avant de partir. La première phrase lui arracha un sourire amusé, malgré la situation.

      « Te connaissant, tu m'auras sûrement envoyée balader après que j'aie essayé de te parler. »


    Elle avait écrit cette lettre avant de venir, se doutant que cela se passerait ainsi. Elle savait qu'en la voyant arriver, il bouillonnerait immédiatement et aurait une réaction sarcastique et démesurée. Elle expliqua au travers d'une écriture qui semblait tremblante qu'elle avait voulu profiter de son nouveau petit ami, mais qu'elle n'avait pas oublié une seule journée son boudeur préféré. Et si il voulait les preuves, il n'avait qu'à venir manger au restaurant avec eux. Après une petite hésitation, il sortit son portable et lui envoya un message pour lui confirmer sa présence.
    Le jour J arriva. Il rencontra l'homme qu'elle avait choisi. Enfin, lui, il n'appelait pas ça un homme, mais un gringalet.

      - Mais toi aussi t'es un gringalet, lui rétorqua-t-elle !


    Les premières minutes passèrent silencieusement. Jillian observait du regard le type, voyant qu'il semblait être vachement gêné. Et surtout... qu'il ne tenait jamais son regard plus d'une demi seconde. Un type qui semblait aux premiers abords un timide. Puis il rajouta un froussard au timide lorsqu'il fit un bond de deux mètres de haut lorsqu'il entendit de la vaisselle se casser dans la cuisine.
    Ce fut Marie qui brisa le silence en entamant une conversation pour forcer le timide froussard à parler de lui. C'était un matheux, comme lui. Une tête d'ampoule. Il aimait bien la musique. Forcément, fallait bien être un bassiste pour plaire à une nunuche qui adore les instruments à cordes. La conversation se fit plus aisée. Très vite, les sujets s'empilèrent l'un après l'autre, chacun riant et tentant d'avoir le dernier mot avec humour. Puis la conversation se lança sur Jillian. Des questions qui amenèrent finalement à une question que même Marie n'avait jamais osée poser ;

      - Qu'est-il arrivé à ta mère, si ce n'est pas trop indiscret, demanda-t-il avec hésitation.


    Marie lança aussitôt à Jillian qu'il n'était pas obligé de répondre. Il haussa des épaules et répondit tout de même. Il expliqua qu'elle avait une tumeur au cerveau. Personne ne s'en était douté... et pourtant. Elle avait souvent des maux de tête. Très violent, accompagnés de nausées matinales. Il l'avait taquinée au début, disant qu'elle était probablement enceinte. Vint ensuite alors des problèmes d'humeur... de sentiments, de personnalité. Elle n'agissait plus pareillement. Elle s'était même mise à lui dire qu'elle le haïssait. Qu'il était comme son père. Il en avait bavé... extrêmement bavé. Au final, ils étaient allés voir un docteur qui pensa tout de suite à ce cancer.
    Ce fut très dur. Sa mère avait beaucoup subi.. et cela, elle ne le supportait pas. Elle avait disparu un soir d'hiver. La panique et la peur avaient gagnées tous les proches qui s'étaient déplacés pour l'aider moralement. Ils avaient cherché dans tous les endroits possibles. Même des endroits où elle ne serait jamais allée ; elle était introuvable. Une journée entière passa. Dans son état, la police pensait qu'elle ne pourrait pas aller bien loin. C'était vrai, elle n'était pas bien allée loin... puisqu'il l'avait retrouvée par hasard.
    Il avait un endroit où il adorait aller. Un endroit, au sommet d'une falaise sur lequel vivait un arbre tout seul et qui était là depuis des années. Elle était assise là, contre le tronc qui subissait le froid. Elle était encore habillée de sa chemise de nuit, la peau froide, les lèvres gercées... les paupières fermées à tout jamais.
    La police avait conclu qu'elle avait sûrement voulue sauter en bas de la falaise, mais qu'elle n'avait pas eu le courage. Il ne l'avait pas dit, mais il ne s'agissait pas de cela. Elle lui avait dit de nombreuses fois que si elle pourrait l'endroit de sa mort, ce serait en haut de cette falaise.
    Au final, ce fut un silence de mort qui régna. Plus personne ne parlait, comme par respect pour Jillian. Il se doutait bien que cela arriverait... au moins, c'était fait. Finalement, il déposa des sous sur la table en disant que c'était lui qui régalait. Une fois qu'il eut dit au revoir, il décida d'aller se promener un peu, profiter du ciel dégagé. Les souvenirs remontaient peu à peu... cela faisait longtemps qu'il n'avait pas pensé à sa mère en regardant les étoiles.

      « Les étoiles me font penser à toi. Quand tu les regardes... elles sont entourées de toutes les autres. Elles ont l'air si proche. Mais ce n'est que l'image qu'elles nous donnent. On n'imagine pas à quel point elles sont loin l'une de l'autre, à quel point elles sont... seules. »


    C'était vrai. Il était du genre à être seul. Il n'était pas ce qu'il y avait de plus doué pour les relations humaines, bien que ses rares amis prétendaient qu'il avait une certaine sagesse et un respect des autres qui, souvent, faisait l'admiration des autres. Le plus souvent, il s'était plongé tout seul dans la solitude, n'hésitant pas à laisser les gens avec eux-mêmes lorsqu'il jugeait cela nécessaire. Comme ce soir, où il avait laissé Marie et son ami ensemble, pour leur laisser tout de même une fin de soirée agréable. Après tout, il se suffisait à lui-même... en tout cas, il essayait de s'en convaincre.
    Il finit par se poser sur un petit muret au bord de la ville, levant les yeux vers le ciel pour regarder les étoiles tout en tirant de longues taffes sur sa cigarette. Il soupira, s'adressant finalement à sa cigarette pour lui dire qu'il se retrouvait de nouveaux seuls. Après une petite demi-heure à avoir contemplé les étoiles, il décida qu'il faisait froid et qu'il fallait qu'il rentre au chaud. A sa surprise, il découvrit Marie assise devant sa porte. Cette dernière était partie pour le rejoindre, mais elle n'avait pas su retrouver sa trace. Elle avait décidé d'attendre là pour voir elle arriverait à le croiser. Mais lui expliquer ceci n'était pas la raison de sa venue. Elle était venue parce qu'elle ne voulait pas le laisser seul avec ses pensées.

      -Et ton ami ?
      - C'est lui qui m'a dit de venir.
      - Ah ? Ne le décevons pas alors...


    Il lui ouvrit sa porte, la laissant aller s'installer dans le canapé, comme d'habitude. Tandis qu'à son tour, il prit place dans le fauteuil en face. Un long silence s'installa, quelques regards s'échangèrent. Il finit par lui proposer un chocolat chaud... mais ne lui répondit pas. Elle voulait savoir pourquoi elle ne lui avait jamais dit à propos de sa mère. Elle voulait savoir si il y avait d'autres événements de ce genre qu'elle ne savait pas. Elle voulait savoir tout.
    Il s'enfonça alors dans son fauteuil, levant les yeux vers le plafond. Il s'était mis à réfléchir un peu... il ne savait pas si avouer son passé était une chose à faire. Surtout avec elle. Elle qui avait tellement de peine à supporter des choses aussi douloureuses. Il ne les avait jamais racontés. Pas même à sa mère, pour la protéger. Il avait tout gardé, tout enfouit au fond de lui pour ne jamais inquiéter son entourage... pour qu'il ne souffre pas inutilement. Il avait tout endossé sur ses épaules pour qu'ils puissent continuer à sourire. Il ne savait plus quoi faire, sur l'instant.
    Il sentit alors qu'elle s'installa sur ses genoux, enserrant alors la tête du jeune homme pour le forcer à venir se blottir contre son épaule. Surpris du geste, il ne comprit pas ce qu'il se passait à cet instant. C'était illogique. Pourquoi un geste autant... affectif ? Probablement pour l'adoucir et le pousser à dire tout ce qu'il avait sur le cœur. Tous ces ressentis qui l'empêchaient de sourire correctement aujourd'hui. Tous ces maux qui lui taraudaient le cœur jour après jour. Il n'avait jamais appris à se défaire de la souffrance. Il s'en était accommodé, c'est tout.

      - Alors... tu le veux ce chocolat chaud ?


    Elle soupira, comprenant qu'il ne sortirait rien. Elle ne pouvait pas lui en vouloir dans le fond. Elle ne l'avait jamais entendu parler de son passé. Du moins, des côtés sombres. A vrai dire, le fait qu'il ne souriait presque jamais, cela devait bien venir de quelque chose. En une soirée, la personne qu'elle pensait le mieux connaître en dehors de sa famille lui semblait devenir un étranger des plus complet.
    Aucune information sortit de sa bouche. Ils passèrent finalement le reste de la soirée à parler du copain de Marie, en buvant des chocolats chauds. Elle finit par s'endormir devant un film. Les journées reprirent leur cour normal. Un nouvel événement arriva. Un événement tragique qui le pousserait à sa décision finale.
    L'hiver fut rude, très rude. Marie le supporta très mal avec sa maladie. Un coup de froid s'était transformé en grippe. Mais malgré le repos et les médicaments, elle n'arrivait pas à récupérer. Son était ne faisait qu'empirer de jour en jour. Les médecins étaient pessimistes quant à ses chances de survie. De surcroît, la grippe aggravait gravement sa maladie qui devenait de plus en plus forte. De la peine à respirer, une fièvre très forte, des maux de tête... Jillian revivait un cauchemar. Lui qui n'avait jamais cru en Dieu, ni même en une quelconque force se mit à prier. A prier comme peu oserait le faire. Et il eut une réponse... mais ce n'était pas Dieu qui lui répondit.


Dernière édition par Jillian Heep le Ven 8 Jan - 2:39, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Jillian Heep



Nombre de messages : 26
Points : 6
Date d'inscription : 18/12/2009

Feuille de personnage
Pouvoirs: Contrôle de la Terre et faire pousser des fleurs.
Race: Inclassable
Niveau de puissance:
0/20  (0/20)

MessageSujet: Re: Jillian Heep, l'Archiviste. [VALIDE]   Ven 18 Déc - 6:12

Vie d'Archiviste.


    Pour une raison qu'il ne comprenait pas, tout s'était figé. Il se tenait dans la chambre d'hôpital de Marie, prêt d'elle... mais plus rien ne bougeait. Il n'existait plus aucun son. Dehors, il voyait la neige suspendue dans les airs, ne bougeant pas d'un millimètre. A la fois fasciné et terrifié, il chercha autours de lui la cause de tout cela. En regardant par la fenêtre, il voyait que c'était bel et bien toute la ville qui semblait affectée. Peut-être... le monde entier ? Il se demanda alors si il en était la cause.

      - Plus ou moins.


    La voix qui répondait à son interrogation intérieure était jeune, mais résonnait dans la pièce. Il se retourna brusquement pour faire face à... une gamine d'environ douze ans, blonde. Elle avait un grand sourire et des grands yeux bleus. A côté d'elle se tenait un homme d'environ deux mètres de haut, avec une chevelure noire et lisse qui tombait aux épaules. Le truc, c'est que ce type avait des yeux rouges. Très rouge. Un peu comme si du sang avait remplacé la véritable couleur de ses yeux.
    Sur le moment, il aurait aimé poser un tas de questions, leur montrer ce qui se passait dehors, leur demander si il savait que ce truc allait arriver. Mais il ne fit rien. Pourquoi ? Parce que quelque part, quelque chose lui disait qu'ils en étaient la cause. Elle avait dit plus ou moins. Cela voulait donc dire qu'ils responsables, mais que c'était en partie à cause de lui. Mais c'était illogique ! Il était impossible qu'un être humain puisse faire cela !

      - C'est juste, un être humain normal ne pourrait pas faire cela.


    Il écarquilla des yeux. Cette gamine entendait vraiment ses pensées, alors ? Qu'est-ce que c'était ce merdier ? C'était... incroyable. Etait-ce donc sa prière qui avait été vraiment entendue ? Des anges ? Mais non, il devait rêver. C'était une hallucination. Il désespérait à cause de l'état de santé de Marie et il devait rêver que ses espoirs prenaient vies. Il était...

      - C'est tout à fait possible. Enfin, nous ne sommes pas des anges. Les anges sont inférieurs à nous, à dire vrai. Nous sommes plus... compliqués. Et nous n'avons pas les mêmes buts qu'eux.
      - Arrêtez de lire dans mes pensées, c'est de l'attente à la vie privée !


    Elle eut un grand sourire puis se mit à rire. Il ne comprenait plus rien. Il devait devenir fou. Complètement. C'était ça. Il se pinça. Rien du tout. Il chercha quelque chose pour subir une grande douleur et alla trouver une aiguille usagée dans la poubelle. Mais alors qu'il allait prendre l'objet, il se sentit retenu par le bras. Il tourna la tête et vit cet homme gigantesque... comme avait-il pu parcourir presque deux mètres sans qu'il ne l'entende venir ? En plus, il hochait de la tête pour lui dire que ce n'était pas une bonne idée. Il regarda la gamine...

      - Nous ne te voulons aucun mal. En faîte... nous voulons te parler.


    Il fronça des sourcils. Il respira un bon coup pour reprendre contenance et reprit un de ces airs indifférents dont il avait le secret, faisant signe qu'il était prêt à les écouter. De toute façon, ça ne pouvait pas être la réalité ce qu'il vivait à cet instant. Autant se laisser à ce rêve farfelu, cela ne pourrait que lui faire du bien. Allez, un bad trip...

      - Hihi... bien, Jillian Heep. Comme je vous l'ai dit, nous ne sommes pas des anges. Nous sommes bien des êtres différents des humains, bien que mon compagnon et moi-même l'avons été par le passé, d'une quelconque manière. Mais nous occupons une fonction spéciale et nécessaire. Nous sommes des Archivistes. Des êtres hauts-gradés dont la mission est la sauvegarde de l'histoire. Nous devons l'écrire mais aussi la modifier si elle compromet la stabilité de l'Univers...
      «Récemment, nous avons perdu beaucoup d'hommes pour avoir participé à une guerre qui faisait d'énormes ravages et qui risquait de s'étendre au-delà de son monde. Nous sommes donc à la recherche de personnes ayant des capacités exceptionnelles. Bien sûr, si l'on ne possédait que des capacités spéciales, il serait facile de devenir Archiviste. Ainsi, nous nous basons sur un autre critère qui est essentiel pour que nous soyons sûrs que vous teniez.. le sacrifice de votre personne, de votre bonheur. Cela implique aussi de ne plus jamais avoir le moindre contact avec vos proches. Vos seuls amis seront des archivistes... l'amitié n'existe pas pour nous en dehors de notre cercle. Maintenant, vous devez vous doutez que vous êtes l'une de ces personnes. »
      - Repartez alors. Je n'ai aucune capacité spéciale à vous offrir. Je ne me déplace pas comme ce type aux yeux rouges, je ne peux pas écouter les pensées des autres, je n'ai rien.
      - Vous n'avez donc pas compris... lorsqu'on parle de capacités exceptionnelles, on parle aussi du mental. Et vous, vous en avez un exceptionnel. De plus, vous êtes très... intelligent. Bien que vous ne l'avouez à personne.
      - N'importe quoi.
      - C'est vrai, on a vu votre test de QI. Vous êtes quand même à douze points au-dessus d'Einstein.
      - Hey, j'ai dit que vous n'aviez pas le droit de faire ça !
      - Nous sommes archivistes... nous avons accès à votre histoire.
      - Et comment pourrais-je vous croire ?
      - Et si l'on parlait d'Anaïs.. ?
      - Sa famille a dû vous en parler.
      - Et de cette triste affaire le quinze juillet de vos neuf ans ?
      - Le... quinze.. juillet ? demanda-t-il en écarquillant les yeux.
      - Oui, vous savez, ce type que vous avez...
      - FERMES-LA ! UN MOT DE PLUS ET JE T'ARRACHE LA LANGUE !


    La gamine recula brusquement, se retrouvant coller dos au mur, terrifiée par le visage totalement changé de l'homme qui se tenait face à lui. Elle était très jeune, certes... mais elle n'avait jamais vu un regard autant remplit de haine dans le regard d'un simple être humain. Ses traits déformés par la colère le rendait terrifiant. Il avait été sur le point de lui sauter dessus, mais son compagnon retenait sans peine Jillian.
    Au bout de quelques minutes, il se calma, tombant à genoux. Il posa ses mains, la respiration devenue difficile. Le géant s'était agenouillé à côté de lui, déposant sa main sur son épaule pour le rassurer. Il avait compris immédiatement qu'il commençait à faire de l'hyperventilation. Le stresse, la panique et la colère avait été un mauvais cocktail. Que cette gamine sache autant sur lui était impossible. Il n'avait jamais parlé de cela. Jamais. Sauf si ce qu'elle disait était vraie... ils avaient vraiment accès à son histoire. L'hypothèse la plus probable était qu'il était entrain de rêver. Il n'y avait que dans sa tête qu'il pouvait développer une telle fumisterie. Ce fut l'homme qui prit la parole, d'une voix grave et caverneuse.

      -Croyez-nous, vous êtes bel et bien dans la réalité. Si le temps semble être arrêté, il n'en n'est rien. Cet enfant que vous voyez là possède des capacités psychiques très puissantes. Une fois que vous vous « réveillerez », il ne se sera écoulé qu'une seule seconde. Elle effacera cet événement de votre mémoire. Du moins, si vous refusez de nous suivre.
      - Ça veut dire que je ne suis pas obligé de vous suivre, c'est cela ?
      - Exactement.
      - Mais vous êtes venus en sachant que je refuserai indubitablement votre proposition. Vu que vous avez épluché mon dossier, vous savez donc que si j'accepte de venir, ce sera à quelques conditions.
      - Oui, et c'est pour cela que c'est elle et moi qui sommes ici.
      - Donc... j'imagine qu'elle pourra effacer la mémoire de mes proches, et vous de soigner Marie, c'est cela ?
      - Bel esprit de déduction... ça doit être pour ça qu'« il » vous a choisi.
      - « Il » ?
      - Vous le saurez bien assez tôt.


    L'homme se redressa de tout son long. Il fit un signe à la gamine. Clignant des paupières, il regarda autours de lui. Le temps avait bel et bien repris son cour, mais ils n'étaient plus là. Une hallucination, comme il l'avait pensé... il ne resta pas bien longtemps sur sa pensée. Il vit débarquer l'homme aux cheveux noirs dans la pièce, ouvrant grand la porte et ordonnant à tout le monde sortir, sauf à Jillian. Il se prétendit médecin et avoir la capacité de soigner la patiente. Mais il devait être dans le calme. Il aurait juste besoin de l'aide de son infirmière et d'un homme. Les personnes présentes, le petit ami et la grand-mère, s'exécutèrent instantanément. Le garçon lui lança un regard, auquel il répondit en hochant de la tête. L'enfant rentra ensuite, refermant par la suite la porte. Elle vint se mettre à côté de Jillian qui observait l'archiviste se pencher dans le cou de Marie. Il ne voyait pas ce qui se passait à cause des cheveux... l'enfoiré ?! Il n'était pas entrain de l'embrasser quand même ?

      - Non... Julius, parce qu'il s'appelle ainsi, était un vampire avant d'être archiviste. Vu que les hauts-archivistes possèdent la capacité de dénaturées toutes choses... eh bien, il peut donner son sang à quelqu'un sans que cela ne le transforme. Bien sûr, les vampires possèdent des capacités régénératrices gigantesques ainsi que des anti-corps surpuissants. Et surtout, leur sang s'adapte à celui de n'importe qui. Cela va supprimer toutes les maladies en environ une heure ou deux, puis le sang va disparaître à son tour...
      - Un vampire... donc.. il va pas lui sucer le sang... ?
      - Non, il est végétarien, lança-t-elle avec un grand sourire.
      - ... t'es sûre que je rêve pas ?
      - C'est ce que je me suis demandé quand je l'ai rencontré pour la première fois !


    Julius se retourna vers eux. Il fit un signe de la tête rapide, indiquant que tout s'était déroulé parfaitement. Jillian s'approcha alors, observant Marie. Elle était encore inconsciente. Mais elle irait mieux dans quelques heures. Elle ne serait plus jamais malade. Du moins, elle serait moins sujette à ce genre de problèmes. Il se retourna vers Julius et la petite fille, faisant signe à cette dernière de faire son boulot. Sachant qu'elle pouvait lire dans ses pensées, elle devait déjà savoir qu'il ne lui ferait pas ses adieux. Ce serait la faire souffrir inutilement. Autant qu'elle l'oublie dès à présent.

      - Elle oubliera sa souffrance... mais vous, vous ne serez pas moins malheureux si vous pouviez lui faire vos adieux ?
      - Peut-être... mais je ne supporterais pas de la voir pleurer.


    Elle haussa des épaules et sortit alors un petit rouleau de sa poche, qu'elle déroula. Elle sortit un crayon ensuite et nota rapidement quelque chose dessus. Ce fut violent. Inattendu. Il eut une nausée violente qui le poussa à se retrouver à genoux, vomissant le peu qu'il avait mangé ces derniers jours. Il ne savait pas ce qui venait de se passer, mais tout avait changé. Le décor était différent. Les murs blancs en faux-plâtre étaient devenus du marbre bleu. La pièce n'était plus carrée, mais ronde. Le sol, quant à lui, bah... il était devenu vert-saucisson. Bien qu'il fut brun.

      - Okay... la première téléportation provoque des nausées, mais de là à faire vomir... c'est bien un humain. Rhalala ! Oh mais.... NATHAAAAAAAAAAAAAAANAAAAEL !


    Sur ce crie, la gamine les abandonna, partant en ouvrant violemment les portes battantes. Julius lui tendit un mouchoir qu'il utilisa pour s'essuyer. Il avait même prévu qu'il vomirait ? Ce type était aussi intelligent. Ou alors... il avait l'habitude de voir ses nouvelles recrues recrachés un reste de choux-de-bruxelles et de saucisson vaudois ?
    Il l'aida ensuite à le relever, l'entraînant par les portes empruntées par l'enfant quelques minutes plutôt. Il lui fit le tour de sa nouvelle « maison ». A vrai dire, même un bulding à côté de ça, c'était du pipi de chat. Même en cinquante ans, il n'avait pas encore eu l'habitude de se déplacer dans cet endroit, se perdant une à deux fois par semaine.
    On lui laissa une semaine pour qu'il puisse se reposer, se rendre compte de ce qui se passait et se préparer mentalement. Bien qu'il jugea que c'était bien trop long. Surtout que le coin n'était pas vraiment super à visiter. A vrai dire, ce qui était appelé les Archives étaient une haute tour comportant quasiment un millier d'étage et dont la surface... faisant bien plus de huit cent mètre carré. Il n'imaginait pas une émission de télé-réalité construite un tel décor, surtout pour lui faire un sale coup. En effet, il croyait maintenant qu'il s'agissait peut-être d'une mauvaise blague et qu'on profitait de son malheur. Ce qui était impossible. Elle avait cité un événement inconnu de tous. Et l'endroit était vraiment trop... magique pour être vraiment une mauvaise blague.
    Il ne savait pas où il était. Était-il encore sur Terre ? Probablement pas. Ou alors cet endroit n'avait jamais été découvert. Ce qui lui semblait impossible, puisqu'un tel bâtiment devait facilement être visible depuis le ciel. En tout cas, il ne reverrait plus jamais personne. Cela faisait longtemps qu'il ne s'était pas aussi senti une étoile que ces jours-là.

    A la fin de cette semaine, il brûla son porte-feuille avec toutes les photos qui se trouvaient dedans. Un paquet. De son frère, de sa mère, quelques unes de ses amis, de Marie... il n'aurait plus besoin de voir ces photos. Il fallait oublier le passé. Il n'aurait probablement plus le temps de ressasser des vieux souvenirs...
    Il commença sa formation en tant qu'apprenti Archiviste par des explicatifs sur les règles qu'il devrait toujours suivre. Ainsi que toutes les informations nécessaires pour pouvoir être suffisamment utile. Au début, il se disait que ça ne devait pas être très dur d'écrire quelques mots dans un vulgaire cahier pour ensuite les mettre dans l'archive. Sauf que Julius et la gamine, qui s'appelait Eloya, avaient parlé d'une guerre qui s'était récemment passée et à laquelle ils avaient pris part. Chose exceptionnelle, puisqu'ils ne l'avaient jamais fait auparavant... le rôle n'était que d'être des observateurs. C'est ce qu'il croyait, tout du moins.
    Dès le début, on lui apprit qu'à la moitié de sa formation, on lui offrirait des pouvoirs. Les hauts-archivistes prenaient leur temps pour décider quel genre de pouvoirs un archiviste aurait accès. Le délai était donc long. A vrai dire, la première partie de sa formation était d'apprendre un maximum de choses sur les histoires, les races, la magie ainsi que ce qu'il était lui-même. La deuxième partie serait essentiellement de l'entraînement physique, car il devait être capable de se battre. Pourquoi ? Parce que les archivistes servaient aussi d'assassin et éventuellement de protéger certaines personnes. Il fallait donc un entraînement conséquent pour être un archiviste de niveau moyen. La troisième partie consistait à la maîtrise de ses nouveaux pouvoirs. Les apprendre, les assimiler, les combiner... la quatrième partie serait le final de sa formation. Il serait envoyé sur le terrain pour une mission. Le but de sa mission ne serait choisi qu'à ce moment-là.
    Pour qu'il puisse apprendre, il avait besoin d'un maître, de quelqu'un qui serait capable de tout lui enseigner. Autrefois, c'était les Hauts-Archivistes qui devaient s'en occuper. Les Hauts-Archivistes... comme disait leur nom, c'était les Archivistes les plus gradés, ceux capables de dénaturer les choses. Il n'en connaissait qu'un seul et c'était parce que son nom était cité partout dans les couloirs de l'Archive. Nathanaël Sanaliane. A vrai dire, il n'entendait que du mal de ce type... « pervers », « alcoolique », « sale caractère », « puéril ». Pourtant, Julius confirmait tous ces dires, rajoutant que malgré tout, il prenait son travail très au sérieux. Même si on disait beaucoup de mal de lui, il avait eu un grand rôle lors de leur première bataille. Mais Julius lui expliqua aussi qu'il aurait tout le temps d'apprendre l'histoire des archivistes lors de sa formation. C'était d'ailleurs lui qui avait été désigné comme son maître.
    Les premiers mois furent longuets. Son « maître » sachant qu'il n'était pas un crétin fini, il s'était mis en tête de lui faire emmagasiner un maximum d'informations sur la durée la plus courte possible. La première partie de la formation devait durer environ deux ans. Mais selon Julis, six mois seraient amplement suffisant pour Jillian... il eut légèrement tord, puisqu'il lui fallu quand même quatre mois de plus.
    Il en avait appris pas mal pendant ces mois... beaucoup d'histoire. Il n'avait pas tout retenu. C'était impossible pour quelqu'un d'aussi flegmatique que lui. Mais en tout cas, il en savait plus sur les archivistes. N'importe qui pouvait devenir archiviste, il fallait juste respecter certaines conditions. Enfin, pas n'importe qui. Il semblait que les démons et les anges ne pouvaient pas devenir des archivistes. Ils n'avaient pas de libre arbitre, puisqu'ils étaient dans des armés. De plus, les anges se sacrifiaient dès leur naissance pour les autres. Or, ils seraient tous éligibles à être des Archivistes.
    Il savait aussi qu'il passerait son contrat de la contrainte. On lui avait vaguement expliqué ce que c'était, mais il ne pensait pas que ce serait aussi chiant. Grand fumeur, savoir que son zippo serait son objet de la contrainte était vraiment très... contraignant. Il ne fumait presque plus à cause de cela. Mais ça, il était sûr que quelqu'un lui en voulait.

    Cette partie là perdit de son rythme, pour laisser gentiment place à l'entraînement physique. Il appelait cela ainsi, mais ce n'était pas que du physique. Il y avait énormément de compréhension qui était demandé. Il devait apprendre à se déplacer, courir correctement sans trop s'essouffler, augmenter sa force corporelle, apprendre à pister et surtout apprendre à ressentir les éléments qui se trouvaient autours de lui. C'était important pour savoir ce qui devait ou non apparaître dans les Archives.
    C'était pendant ces entraînements qu'il avait appris à connaître Julius. Eloya avait dit qu'il était végétarien, mais il ne l'avait pas toujours été. Du moins, en tant que humain, il avait toujours été un grand fanatique de toutes les viandes qui puissent exister. Une fois qu'il devint vampire, il comprenait ce qu'il devait faire pour survivre ; il devait arracher la vie aux autres. Et il le refusait. Même un animal. Étrangement, une fois devenue vampire, il ressentait avec plus d'aisance ce qui l'entourait. Il n'avait jamais touché le moindre être vivant. Heureusement, les Archivistes l'avaient très vite repérés et l'avaient emmenés pour dénaturer sa condition vampirique. Il gardait tout son potentiel en tant que vampire, mais n'aurait plus jamais besoin de sang pour se nourrir.
    Julius était avantagé par rapport aux autres archivistes, ainsi que toutes personnes qui possédaient des pouvoirs avant même d'avoir été archivistes. Ils pouvaient continuer de les utiliser sans avoir à suivre les règles qui régissaient leur potentiel combattif. Bien que le vampire n'utilisait jamais ses pouvoirs, sauf si cela s'avérait nécessaire. Comme dans son entraînement final ; Julius voulait que Jillian soit capable de le battre en tant que vampire.
    L'humain avait ri un bon coup. Il ne voyait pas comme battre un type qui avait des sens, une force, une vitesse et une résistance accrus. Il n'était qu'un humain, ne possédant pas la moindre capacité. Mais selon Julius, cet entraînement devait lui permettre de pouvoir affronter n'importe quel adversaire. Selon lui, Jillian était un être malin, très malin. Suffisamment pour terrasser un adversaire comme un vampire sans avoir à recourir à une quelconque magie.

    Il avait eu raison. Mais au prix de combien d'efforts et de temps ? Il avait quelque peu perdu la notion du temps, à force de s'entraîner. Contrairement à la première partie, cela lui avait pris plus de cinq ans pour réussir à atteindre un niveau que Julius pensait satisfaisant. En tout cas, il était plus rapide et fort qu'un être humain, selon son maître. Il devait maintenant passer à la troisième partie.
    Ce fut Nathanaël qui devait lui donner son pouvoir. Il rencontra donc en chair et en os celui qui était considéré comme un héros parmi les siens. Néanmoins, il ne se pressait pas vraiment pour lui donner ses pouvoirs, alors que lui, il n'attendait que cela...

      - Alors, t'es celui à qui je dois offrir quelques pouvoirs pour pouvoir prendre bientôt ses fonctions ?
      - Il me semble...
      - Tu m'as pas l'air très débrouillard.
      - Si vous le dites.
      - Quelle réponse faible.
      - Vous cherchez à me provoquer ?
      - On dirait bien.
      - Qu'est-ce que cela vous apporterait de m'énerver ?
      - Du plaisir. Je n'ai énervé encore personne aujourd'hui. A croire que l'on s'habitue à moi.
      - Vous vous amusez étrangement...
      - On fait comme on peut.


    Il haussa des épaules, ne répondant rien et attendant finalement qu'il accomplisse son devoir. L'un et l'autre semblaient se toiser. Julius qui se tenait dans un coin de la pièce, quartier du Haut-Archiviste, semblait craindre cette « confrontation » entre les deux. Jillian savait que son supérieur avait un caractère pénible. Peu de personne le supportait, à priori. Il avait un sourire d'impertinent, qui semblait vous provoquer à chaque seconde que vous le voyez. Certaines choses étaient pourtant étranges... pourquoi cachait-il son œil droit derrière cette moitié de masque. Avait-il un problème ?

      - Enfin bon, je crois que j'ai perdu d'avance cette bataille. J'ai un peu épluché ton histoire... c'est assez intéressant. Tu as gardé énormément de choses en toi, sans jamais en parler à qui que ce soit, en pensant que des personnes pourraient en souffrir.
      - Je n'ai jamais pensé qu'elles pourraient souffrir. Je savais qu'elles en souffriraient.
      - Mh... tu me sembles bien sûr de toi, Jillian. Du moins, tu es déterminé. Et tu n'as pas l'air d'être le genre de personne qui se plaint. Enfin, presque pas. De plus, tu as réussi à mettre une dérouillée à Julius au bout de cinq ans. Enfin bon, il n'avait pas accès à ses capacités d'Archiviste sinon tu ne l'aurais probablement jamais battu. Tout du moins, tu sembles avoir un avenir prometteur parmi nous... surtout grâce à ton intelligence. Surtout lorsqu'on voit tes agissements concernant l'affaire avec Anaïs.
      - Merci.
      - Bref, néanmoins... je veux tester tes capacités intellectuelles. Je te laisse un an pour maîtriser tes pouvoirs. Si en un an, tu n'as pas maîtrisé tes pouvoirs... je te ferais changer pour des pouvoirs moins puissants. Il faut mériter ce que l'on reçoit.
      - Ça me va.
      - Bien, maintenant, dégages. Je dois flâner quelques heures.
      - ...
      - Quoi?! Casses-toi je t'ai dit !
      - Et mes pouvoirs ?
      - .. tu les as déjà reçus.
      - Comment ça... pas de petit rituel, de fioles avec de drôles de trucs dedans à boire, ni même des formules magiques ?
      - Tu croyais que j'allais scander des formules magiques tout en dansant et en te faisant boire quelque chose ? La seule chose que tu risques de boire en ma compagnie, c'est un verre de whisky si tu réussis notre marché !


    Il observa Julius. C'est vrai qu'en y pensant, il n'avait jamais parlé de comment se passerait cet instant qui, ma foi, était crucial. Au final, ça perdait de son effet magique, lui qui s'attendait à quelque chose de jamais vu. Tant pis, se dit-il...
    Finalement, Julius lui laissa quelques jours pour se reposer. Ainsi que d'avoir un lieu et les autorisations pour qu'ils puissent l'un l'autre utiliser leurs pouvoirs à pleines capacités. Chose qui ne serait pas facile, puisque, à priori, Jillian avait reçu un pouvoir qui pouvait faire des dégâts assez importants si il était mal utilisé.
    On leur accorda les droits malgré les dangers éventuels. Ils furent envoyés dans un plan alternatif servant principalement aux entraînements des archivistes qui possédaient des pouvoirs aux potentiels destructifs très grands. Là-bas, ils auraient toutes les occasions de se donner pleinement. Bien sûr, il y avait un petit hic dans le début de cet entraînement ; Nathanaël n'avait pas dit en quoi consistait son pouvoir, ni la façon de l'activer et de l'utiliser. A vrai dire, il devait le découvrir par lui-même. C'était embêtant, très embêtant... comment connaître quelque chose que l'on avait jamais vu ? Connaissant la réputation du Haut-Archiviste, il devait sûrement s'agir d'un petit test pour voir si il était apte à apprendre par lui-même. Il allait lui en mettre plein la vue.
    Il tenta énormément de choses, des formules magiques connues tel que « Abracadabra » et d'autres trucs du genre. Il essaya des positionnements des mains, ainsi que du corps. Il essaya même, lorsque Julius était parti chercher à manger, de se mettre en poirier pour voir si il ne s'agissait pas de quelque chose dans ce genre là. Pas vraiment.
    Allongé au sol, il observa le faux ciel qui se trouvait au-dessus de lui. Ce plan alternatif n'étant qu'en faîte un gigantesque terrain vague, avec des zones où l'on pouvait trouver de l'eau, une forêt, un petit désert. Parfait pour s'entraîner en toute situation... les Hauts-Archivistes les avaient envoyés ici car il possédait un pouvoir très puissant. Mais qu'est-ce qui pourrait autant terrifier des personnes probablement plus puissantes que lui ? Un tas de questions et de suppositions lui passèrent par la tête. Rien ne venait à lui permettre de savoir ce qu'il pouvait faire...
    Son mentor lui expliqua finalement qu'il était possible que Nathanaël lui ai offert un pouvoir par rapport à un sentiment qu'il avait connu. Ou alors un acte qu'il avait fait. Quelque chose qui aurait pu impressionner le Haut-Archiviste. Jillian se mit à réfléchir et il se souvint à cet instant qu'il avait cité une période de sa vie en particulier.

      - L'affaire concernant Anaïs...
      - De quoi ? demanda le vampire.
      - Eh bien, Anaïs... tu vois c'est qui, non ?
      - Non. Une connaissance à toi ?
      - Ba... ouais. Tu n'as pas lu mon dossier ?
      - Non, j'ai préféré te laisser parler de ce genre de choses de toi-même. Cela ne me regarde pas sinon.
      - Mh... merci.
      - De ?
      - D'être le premier à respecter ma vie passée. Bref...


    Anaïs... il s'en souvenait encore. Il l'avait connue à ses dix-sept ans. Elle avait le même mage, puisqu'il fréquentait à l'époque le même lycée. La même classe, surtout. Il venait d'arriver dans la classe suite à un déménagement. Peu de personnes avaient tentées de l'approcher. Il restait souvent à l'écart, ne souriant pas souvent, ne faisant que prendre des notes et dessiner. De plus, ses boucles d'oreilles et ses tatouages aux poignets lui donnaient des allures de mauvais garçons. Il était un peu comme un paria. Très vite, des rumeurs se mirent à courir quant à son sujet ; un dealer, un violeur, un bagarreur, un meurtrier... bref, un tas de conneries qui ne lui correspondaient pas.
    Déjà adepte de musique, il jouait dans un petit groupe sans grande prétention à l'époque. Lui et ses compagnons avaient réussi à obtenir les autorisations pour faire un petit concert dans un café rock. Ce soir-là, ils avaient presque fait un tabac. Mais à priori, leur musique plaisait, mais pas autant que celle qui passa par la suite ; une guitariste solitaire qui venait chanter tantôt des trucs d'amour, tantôt des trucs qui vous arrachaient des sourires, parfois même des rires. Bien que sur le coup, Jillian et les membres de son groupe n'avaient pas vraiment supportés cette espèce de défaite qu'ils avaient essuyée, ils se rendirent compte que cette fille méritait amplement les applaudissements des spectateurs pour un tel travail. Ils avaient été eux-même enchantés de cette prestation tant musicale que humoristique et philosophique.

    Il profita du muret qui se trouvait sur le chemin du retour et que le ciel soit dégagé pour se fumer une cigarette en regardant les étoiles. Une activité qu'il pratiquait déjà à l'époque... rester assis pendant des minutes à contempler le ciel. Complètement plongé dans sa contemplation, on lui tapota sur l'épaule pour attirer son attention. En se retournant, il reconnut la fille qui avait jouée juste après eux.

    Je peux me joindre à toi ?

    Il haussa un sourcil interrogatif, puis des épaules lui disant de faire comme elle voulait. Elle se posa à côté de lui, plaçant elle aussi sa guitare entre ses mollets pour l'empêcher d'aller valdinguer en bas. Silencieusement, elle se mit à son tour à observer les étoiles... ce n'est qu'au bout de quelques minutes qu'elle fut prise d'une violente quinte de toux, s'éloignant brusquement. Il venait de s'allumer une cigarette et à priori, elle n'en supportait pas la fumée. Ce qui, en soi, n'était pas vraiment son problème puisqu'il ne lui avait jamais demandé de s'asseoir à côté de lui. Voyant qu'il ne réagissait pas, elle gonfla ses poumons et ses joues d'air et se replaça comme il faut à côté de lui, restant là sans respirer... le pire, c'est qu'elle ne faisait cela que pour le forcer d'éteindre sa cigarette puisqu'elle ne tenta pas de récupérer son souffle. Il écrasa sa cigarette.

      - Tu fais chier. J'étais tranquille.
      - Ce n'est pas bien de fumer à ton âge !
      - Comment tu sais quel âge j'ai d'abord ? Peut-être que je parais plus jeune que j'en ai l'air ! J'ai peut-être quarante ans et j'ai peut-être même fais de la chirurgie esthé...
      - On est dans la même classe, le coupa-t-elle.
      - Ah... eh merde.


    Elle lâcha un rire qui se mit à se résonner parmi les chants des cigales qui les entouraient. Un rire qui n'était pas désagréable, mais dont il n'aimait pas la connotation moqueuse. Il tira une moue boudeuse. Enfin, pour quelqu'un qui ne sourit que rarement, intensifier le côté boudeur de sa personnalité ne fit que déclencher un autre éclat de rire de sa camarade de classe. Lorsqu'elle réussit à prendre contenance, elle s'étonna qu'elle ne l'ait pas reconnue plutôt. Elle avait même pensé qu'il avait cherché à l'ignorer. Enfin, elle était rassurée de savoir cela.

      - Ce n'est pas plutôt pire... ? Interrogea-t-il.
      - C'est à dire ?
      - Ba, si un camarade de classe ne se souvenait pas de moi alors que ça fait presque un mois qu'on est dans la même classe, je me poserai des questions. Surtout si le camarade en question est une fille. Encore plus si elle est jolie.
      - T'aurais mieux fait de te taire, idiot...


    Bien que la phrase aurait pu sembler lourde de reproches, elle gardait un sourire satisfait étiré sur ses lèvres. Chose qu'il ne comprenait pas vraiment.

      - Pourquoi tu souris alors que ta phrase semblait dire que tu étais vexée ?
      - Eh bien, tu t'es rattrapée en disant que j'étais jolie. Ça suffit à passer le cap de la colère.


    Sur ces paroles, elle se releva et repartit en lui disant qu'ils se reverraient le lendemain. Il ne lui fit qu'un signe de la main pour lui dire au revoir. Le lendemain, il remarqua que c'était bel et bien vrai. Une fille de sa classe qui s'appelait Anaïs Morel. C'était une jolie brune, un peu plus petite que lui. Les yeux verrons. Elle était venue ce jour-là pour lui parler, passant toutes les pauses avec lui à lui demander si les rumeurs qui circulaient à son sujet était vraies. Lorsqu'il répondit à la négative, elle leva le poing en sautant et en clamant très fort qu'elle avait eu raison. Quelqu'un d'aussi mou que lui ne pouvait probablement pas tuer quelqu'un : c'était trop fatiguant !
    Sur ces paroles, il perdit contenance. Il ne pouvait pas vraiment dire qu'elle avait complètement tord, mais lui fit savoir qu'il ne fallait pas toujours se fier aux apparences... c'est ainsi que débuta sa première amitié dans cette ville, balayant peu à peu toutes les rumeurs le concernant aux fils des mois. Jillian avait appris à s'accommoder d'Anaïs, qui était probablement la personne la plus proche qu'il avait dans ce lycée. Au bout d'un moment, il commençait même à s'inquiéter lorsqu'il ne la voyait pas. Ou il piquait des crises de jalousie lorsqu'elle s'approchait trop d'autres garçons. Il avait beau se convaincre du contraire, c'était un fait ; il était fou amoureux d'elle. Tous ses mal-êtres lorsqu'elle n'était pas présence, ses crises de jalousie, ses inquiétudes... mais il n'aurait probablement jamais eu le courage de lui avouer ses sentiments, puisqu'à chaque fois qu'ils commençaient à parler de la vie sentimentale de la jeune fille, elle ressortait très souvent un garçon qu'elle connaissait en dehors du lycée qu'elle appréciait énormément. Que pouvait-il faire ? S'avouer et risquer de peut-être compromettre leur amitié ? De surcroît, si il fallait qu'il se mette de côté pour qu'elle soit heureuse, il le ferait. Après tout, il y avait certains sacrifices nécessaire à faire, lorsqu'on tenait à quelqu'un. Du moins, c'est ce qu'il pensa jusqu'à l'orée de ses dix-huit ans...

    Il n'y avait jamais eu de garçon en-dehors du lycée. Elle ne voulait pas en citer un qui se trouvait dans le lycée, parce qu'elle savait que si il savait qui c'était, il risquait de passer un mauvais quart d'heure. Chose sur laquelle, elle n'avait pas totalement tord. Elle ne voulait pas qu'il se doute, mais en même temps, elle avait espéré qu'il puisse se douter...

      - Bon, tu vas me dire c'est qui.
      - ... C'est... ba... Toi, lança-t-elle en rougissant un peu.
      - Ok.


    Il se mit à partir brusquement. En marchant, il se mit à réfléchir et revint près d'elle.

      - Mais... je ne connais pas de « Toi », au lycée.
      - ...
      - Quoi ?
      - Comment tu fais pour avoir de si bonnes notes en étant si idiot ?
      - Oh eh, c'est pas de ma faute si je connais pas ton type !
      - Mais bien sûr que tu le connais ! Quand je dis toi, c'est toi, Jillian Heep !


    Le choc. Il fut pris d'un soudain stresse. A ce moment-là, il se sentit plus que honteux d'avoir une réaction aussi précipitée sur un truc aussi simple et évident. Rajouter que la fille qu'il aimait venait de lui faire sa déclaration, il avait tout ; stresse, peur, panique, ne sachant pas comment réagir... son hyperventilation fit vite mine de rappeler son existence. C'est ainsi qu'il passa sa première déclaration, entrain d'essayer de récupérer un peu de contenance et essayer par la même occasion de s'avouer. Chose qu'il réussit au prix de grands efforts... après tout, qu'avait-il à craindre, si ce n'est d'avoir la personne qu'il désirait ? Pas grand chose.
    Pour lui, ses dix-huit ans étaient probablement le meilleur anniversaire qu'il avait pu avoir. Une longue amitié pour finalement ressentir tout ça... tout au long de sa vie, il n'avait jamais été amoureux de quelqu'un d'autre qu'elle. Il aurait pu être amoureux de Marie, mais il s'était très vite défait de l'illusion. Elles avaient beau se ressembler, avoir des comportements similaires, un tas de barrières les avait séparé dès le début.

    Si il avait raconté tout cela à Julius, c'était pour qu'il puisse comprendre ce qui s'était passé par la suite. Les mois qui s'écoulèrent furent tranquilles, sans problème. L'expression « vivre d'amour et d'eau fraîche » pouvait être utilisée ici, puisqu'il vivait de très bon moment en la compagnie d'Anaïs.
    Elle se rapprochait bientôt de son anniversaire. Sa mère et elle étaient très curieuses de son avenir. Croyant aux horoscopes et à tous ces trucs de divinations, elles allèrent consulter une voyante. Voyante qui parlait d'un long voyage... court, mais nécessaire. Et cela était arrivé plus vite qu'ils n'auraient pu le penser, puisque le lendemain, sa mère et elle partirent voir de la famille en « urgence ». Elle n'avait pas parlé en quoi consistait l'urgence. Elle avait été très... suggestive. Un problème avec un oncle. Le truc, c'est qu'elle n'était jamais allée voir son oncle.
    En temps normal, elle aurait déjà dû être chez son oncle en partant au matin. Or, il avait téléphoné le soir et celui-ci disait qu'il n'avait jamais prévu de les voir. Et qu'il n'y avait aucun problème de son côté. Tout cela semblait très louche, surtout qu'elle n'avait aucun autre oncle. Il ne reçut des nouvelles que le lendemain après-midi. Anaïs lui téléphona sur son portable pour l'informer qu'elle serait de retour le lendemain. Il avait tenté de l'interroger sur son oncle et toute cette histoire qu'il trouvait beaucoup trop illogique. Trop pressée pour lui répondre, elle lui promit de lui expliquer plus en détails à son retour. Les détails furent assez clairs, en effet... sa mère et elle furent retrouvées mortes aux abords d'une forêt. Après autopsie, le médecin-légiste avait conclu à un empoisonnement au cyanure.
    Mise à part la douleur qu'il avait ressenti en apprenant cela, beaucoup de choses n'étaient pas claires. Même les policiers concluaient comme lui ; pourquoi leur en vouloir du mal ? Quel pouvait être le mobile d'un tel acte ? Elles n'avaient jamais fait d'histoire. Elles n'étaient mêlées à rien de très particulier. Quelques contraventions et une nuit au poste de police parce que Anaïs avait légèrement agressé un policier. Mais sinon, c'était des pages planches dans leurs casiers. La seule chose qu'on pouvait leur vouloir, c'était l'argent sur le compte de la mère... en effet, son père avait été un grand chef d'entreprise, mort il y a quelques années de cela. Une grosse somme était finalement restée pour elles. D'ailleurs, c'était le seul changement qui s'était opéré pendant leur deux jours d'absences ; elle avait été voir un banquier dans une autre ville pour transférer toute cet argent sur un compte temporaire. L'argent était ensuite parti sur des comptes qu'il n'avait malheureusement pas le droit de citer, puisqu'à partir de cela, le devoir professionnel rentrait en jeu.

    Il y avait des zones obscures que Jillian n'avait pas réussi à cerner, tout comme la police. Ce n'est qu'au bout d'un mois qu'il s'était décidé à mener sa propre enquête pour pouvoir savoir ce qui s'était passé là-derrière. Il avait suivi leur parcours... et dès le début, il y avait quelque chose qui ne jouait pas. C'était cette voyante qu'elles étaient allées voir. Il avait prétendu vouloir en savoir plus. De son côté, elle trouvait nécessaire qu'il vide sa surcharge émotionnelle face à cette épreuve. Mais dans leur conversation, quelque chose provoqua un tic nerveux chez la voyante ; lorsqu'il parla de l'argent. Il ne restait plus qu'une seule chose à faire à partir de cet instant... mentir.

      - Vous savez, les systèmes bancaires sont tous informatisés à notre époque. Il vous suffit de connaître la méthode et hop... vous avez accès à tout l'argent que vous voulez, ainsi qu'à toutes les informations. Par exemple, si un argent part d'un compte A pour aller sur un compte B et finalement atterrir sur un compte C dont on aurait pas le droit de connaître le possesseur...
      - Où voulez-vous en venir, Mr. Heep ?
      - Vous ne voyez pas où je veux en venir ? Pourtant c'est simple. Vous avez l'habitude que des gens viennent se plaindre à vous, vous parlez de telle ou telle chose. Il arrive parfois que quelqu'un vous parle d'une grosse somme d'argent.
      - Et ?
      - Ça tente, non ? Certains voyants sont capables de faire de la lecture froide, de manipuler leur client pour le faire croire ce qu'ils veulent. Avec l'expérience, on est capable de faire croire ce que l'on veut à qui on veut... n'est-ce pas ?
      - Je vous prierai de sortir de chez moi.


    Il en était sûr, quasiment sûr. Tout au long de cette conversation, elle n'avait fait aller qu'en son sens. Les traits de son visage qui s'étirait, le début de la sueur sur son front, la main qui serait son accoudoir... elle n'avait que des gestes cherchant à se calmer, à se focaliser sur autre chose. Elle s'était intéressée à ce qu'il racontait. Mais ce n'était pas suffisant. Il devait à tout prix une preuve réelle.
    Sur la petite table qui se trouvait à côté de son fauteuil se trouvait son verre d'eau, ainsi que quelques livres empilées. Il fit mine de vouloir boire une gorgée, mais renversa le verre. L'eau s'étala sur la table directement vers le bord. Il s'excusa prestement et chercha quelque chose pour essuyer. Excéder, la voyante lui ordonna de quitter son domicile immédiatement, ce qu'il fit.

      - Et alors, c'était vraiment elle ? demanda Julius.
      - Oui et non. J'ai renversé volontairement mon verre d'eau pour pouvoir déposer mon MP3 avec le dictaphone enclenché. Il était caché sous un livre que j'avais aussi fait tomber de manière à ce qu'il y ait l'emplacement.
      - Je me demande à quoi cela aurait pu te servir... ?
      - Lorsque j'ai cité les systèmes bancaires, elle ne semblait pas être au courant. De là, il y avait des chances qu'elle puisse avoir un complice s'y connaissant dans ce domaine. L'ayant mis en situation de panique, il était évident qu'elle tenterait de l'appeler pour lui dire que j'avais tout capté. Et j'ai eu raison. J'ai attendu qu'elle soit partie de chez elle pour forcer sa porte et récupérer mon appareil.
      - Qui était son complice ?
      - Le banquier que la mère d'Anaïs et elle-même sont allées voir.
      - Donc... en plus d'être un surdoué, tu es capable de manipulation et de suggestion ? Ainsi que de fomenter un plan dans une telle situation. Je comprends mieux pourquoi Nathanaël te voulait comme Archiviste.
      - Probablement... mais je n'ai jamais abusé de mon intelligence. Enfin, malgré tout ça, je ne vois pas trop quel est le rapport avec mon pouvoir...
      - Est-ce qu'il y a quelque chose que tu ne m'as pas raconté ?
      - Ba.. rien d'essentiel. J'ai juste décidé au final de leur lancer une chance de se faire pardonner en redonnant l'argent et en faisant une lettre, qui pouvait être anonyme. Chance qu'ils n'ont pas saisi. J'ai jugé plus sage de les dénoncer. Mais bon, c'était une erreur.
      - Mh... regardes près de ta main gauche, Jillian.


    Il suivit le regard de son mentor vers sa main gauche. Cette dernière servait d'appui pour lui permettre de regarder le ciel tout en racontant son histoire. Et il s'était bel et bien passé quelque chose. Des fleurs de diverses variétés se trouvaient tout autours de celle-ci, certaines continuant de pousser pour atteindre leur maturité, venant à effleurer la peau de Jillian.

      - Eh bien, on a découvert ton pouvoir, Jill ! lança joyeusement Julius.
      - L'en... foiré !
      - Qu'est-ce qu'il y a ?!
      - Mais tu veux que je fasse quoi moi, avec mes fleurs bidons ?! Je vais aller dire aux types qui voudront me massacrer, « Yo Mec, Peace and Love. Tu veux une fleur. Éventuellement de la drogue de fleur ? T'inquiètes, ça rend trop pas stone. »
      - ... c'est vrai que c'est pas très offensif. Il aime bien faire des blagues.
      - ... C'est vraiment un sale con.


    Bouillonnant de colère à l'intérieur, il tapa du poing dans les fleurs, les écrasant finalement au sol. Au grand étonnement des deux protagonistes, ce fut toute la terre qui se mit à trembler dans un fracas impressionnant. Se regardant un instant, Jillian haussa les épaules avec un sourire gêné, comme pour dire... « c'est pas moi, je fais que pousser des fleurs moi ».

      - La sagesse et la colère de la Terre. La sagesse résidant dans la vie qu'elle procure, la colère dans la destruction qu'elle peut provoquer, lança Julius.
      - Gné ?!
      - Ton pouvoir, c'est la Terre. L'élément. Tu peux donc la contrôler, faire pousser la végétation comme avec ces plantes... enfin, je m'avance peut-être trop. Mais à priori, c'est cela.
      - Donc... la clé de l'utilisation de mes pouvoirs, c'est la sagesse et la colère ?
      - En quelque sorte. Pour le moment, on va devoir utiliser ces sentiments. En temps normal, tu devrais réussir à ne plus dépendre de sentiments une fois que tu les auras mieux compris...


    Contrôler la Terre était plus ou moins ardue. Il ne pouvait pas tout contrôler et il était limité par les lois qui régissaient les Archivistes. Mais en soi, Jillian voyait déjà comment utiliser ce pouvoir. Selon lui, la meilleure attaque restait la défense. Et quelle défense lorsque vous étiez capable de lever de la terre pour utiliser celle-ci comme bouclier naturel.
    Ce fut une année longue et épuisante pour lui, qui n'avait jamais eu à faire à la magie. Magie qui puisait dans ses propres ressources d'énergie. Il lui manquait un facteur principal dans tout ça. L'endurance. Il manquait d'endurance pour pouvoir pleinement utiliser ce pouvoir. Il se retrouvait limité dans son utilisation. Julius lui disait que l'endurance ne viendrait qu'à force de l'utiliser. Et ce n'était pas totalement faux.
    En un an, il avait été capable de déplacer de plus en plus de terre, de guider un plus grand nombre de racines ou lianes en même temps. Il était aussi capable de ressentir ce qu'elle ressentait. Mais le point négatif était le contact obligatoire avec celle-ci... si il n'était pas directement relié à la Terre, il ne pouvait rien faire. Enfin, il n'avait pas trop à se plaindre. Sentir les déplacements de personnes qui foulaient la Terre...
    En une année, il s'était limité au stricte nécessaire. Il savait que dans le futur, il serait probablement capable de faire d'autres choses, mais il n'en voyait pas l'entière utilité actuellement. Il semblait néanmoins que Nathanaël n'était qu'à moitié satisfait. Il s'attendait à plus de sa part. Mais il avait tenu leur marché : il avait maîtrisé son pouvoir. Il pourrait passer à la dernière partie de sa formation. La partie qui achèverait le tout. Et c'était de nouveau à Nathanaël qui lui refilait ses ordres... qu'allait-il lui donner ? Combattre des monstres ? Se battre contre une armée ? Protégé une princesse ? Quel genre de boulots le Haut-Archiviste allait-il préparer pour l'emmerder à souhait ? La réponse fut rapidement donnée... Julius croisa par hasard Jillian dans les couloirs, en compagnie de son Cam-O, Nar.

      - Alors, c'est quoi ta mission ?
      - ... je... dois... refaire... les cartes.
      - Hein ?
      - De la cartographie ! Ce salaud m'a demandé de mettre à jour les cartographies d'un monde.
      - Sérieux ?! Je crois que personne n'a jamais eu un truc aussi rébarbatif. Surtout de sa part.
      - Ouais... « Mais c'est urgent. Ça fait presque cinquante ans que ce monde n'a pas été mis à jour dans sa cartographie ! » qu'il a pas arrêté de me dire.
      - Au moins, t'as eu ton Cam-O...
      - Chouette... bon, j'y vais. J'ai évalué à environ un an pour tout vérifier et refaire...


    Mission pas très complexe, elle fut facilement réussie. Avec deux mois d'avance, même. Son supérieur pensait même à le transférer au département des cartographies. Enfin, selon lui, ça aurait été perdre un élément combattif. Et il n'y en avait pas assez parmi eux, toujours selon lui. Malgré cela, il passait le plus clair de son temps à devoir faire des trucs rébarbatifs. Réparer des Cam-O défectueux, transférer des archives d'un endroit X à un endroit Y, bref... paperasserie sur paperasserie.
    Cela dura de longues années. Au final, il se demandait à quoi lui avait servi d'apprendre à maîtriser un pouvoir pendant une si longue année pour ne jamais avoir à l'utiliser ? Enfin, chouette, il pouvait faire pousser des fleurs à volonté. A part se faire passer pour un hippie, il ne trouvait pas vraiment ses devoirs primordiaux. Non, ce n'était pas si vrai que cela... après tout, il avait fait là la décision de sa vie ; devenir un Archiviste pour sauver Marie. Une vie humaine n'avait pas de prix à ses yeux. Et puis, il s'était fait de nouveau ami... Julius, Eloya... Natha... non, lui c'était un sale con.
    Eloya... étrange jeune fille. Fille qui, elle, n'avait pas vécu une vie des plus heureuses. C'était par hasard qu'elle s'était subitement mise à raconter ce qu'elle faisait là. Elle s'était dit que, après tout, puisqu'elle savait tout de lui, elle allait lui permettre d'en savoir plus sur elle. Comme Julius, elle avait ses dons psychiques avant d'être devenue Archiviste. Elle était d'ailleurs l'une des plus jeunes puisque, la première fois qu'il s'était rencontré, elle avait bel et bien treize ans. Si elle atteignait la vingtaine maintenant, il y avait quelques années de cela, elle ne pensait même pas en avoir quatorze...
    Née dans un petit village croyant dur comme fer à Dieu, sa mère pensa tout de suite qu'elle était un cadeau de celui-ci. Une enfant capable d'entendre vos pensées, n'était-ce pas là un prodige ? Longtemps elle en fut convaincue. Du moins, du temps que seule elle le savait. Dès le moment où la nouvelle de son dos se mit à se répandre dans son village, elle devint une paria. L'associé du Diable. Le curé qui n'était pas très net, quelque histoire de putain dans quelques auberges lors de ses voyages, avait tout fait pour la faire taire et retourner les villageois contre elle. Stratagème qui réussit. Elle possédait un pouvoir capable de tuer tous ces êtres qui lui voulaient du mal, rien qu'en y pensant. Pourtant, jamais pendant une seule seconde elle succomba à cette envie d'éliminer ces personnes qui lui voulaient tant de mal, qui la considéraient comme une ennemie diabolique. Jamais, pas même lorsqu'ils décidèrent qu'il fallait la brûler sur le bûcher.
    Elle disparut le soir avant sa mise à mort. Nathanaël était venu en personne pour la délivrer et l'emmener pour devenir une Archiviste. Il disait avoir besoin personnellement de ses pouvoirs et que, lui, ne lui voudrait jamais le moindre mal. Étrangement, elle n'arrivait pas à lire dans ses pensées... mais pourtant, elle lui avait prêté une confiance absolue dès les premiers instants. Alors que tous voyaient en elle un monstre abominable, lui ne voyait en elle qu'un être capable de grandes choses...

    C'est lorsque Eloya partit après lui avoir conté son histoire qu'il se rendait compte de la situation. Eloya, Julius et lui-même n'avaient fait qu'une seule chose au cour de leur vie ; protéger les autres au détriment de leur propre bonheur, peu importe la personne, peu importe la raison... il comprenait maintenant l'importance que jouait le sacrifice chez un Archiviste ; qui serait plus apte à comprendre les histoires des mondes, des êtres vivants, des objets... que ceux qui avaient eux-même traversés des épreuves douloureuses ?
    Quelques temps plus tard, on lui annonça qu'il risquait de devoir partir pendant quelques années. Un monde venait de subir quelques remues ménages et son histoire semblait bien étrange. Les archivistes commençant à peine à ravoir un nombre correct, il fallait reprendre les activités et rattraper le retard qu'ils avaient eu. Jillian avait été donc muté dans un endroit dont il n'avait jamais entendu parler, dont même les plus Hauts-Archivistes peinaient à savoir ce qui s'y tramait... ils décidèrent donc d'envoyer Jillian qui avait fait ses preuves et qui seraient tout à fait bon pour ce travail.

    « C'EST ÇA ! VOUS M'ENVOYEZ DANS UN MONDE QUE VOUS CONNAISSEZ PAS POUR QUE JE FASSE ENCORE VOS FOUTUS CARTES ! NATHAAAAAAAAAAAAAAANAAAAEL !!! »


Dernière édition par Jillian Heep le Ven 8 Jan - 2:40, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Vlaad
Admin
Admin


Nombre de messages : 1078
Age : 26
Localisation : Là où la vie me mène
Points : 49
Date d'inscription : 24/09/2009

Feuille de personnage
Pouvoirs: Métamorphose/Télépathie/Pyrokinésie
Race: Vampire
Niveau de puissance:
15/20  (15/20)

MessageSujet: Re: Jillian Heep, l'Archiviste. [VALIDE]   Ven 18 Déc - 10:30

Bienvenue, Archiviste !
Nous attendons tes précisions.
Et évite de poster trois fois à la suite, surtout pour du flood Evil or Very Mad stp

_________________
"Ce n'est pas le chemin qui est difficile, c'est le difficile qui est le chemin."
Søren Kierkegaard


Revenir en haut Aller en bas
Netheriel



Nombre de messages : 309
Age : 31
Points : 13
Date d'inscription : 15/12/2009

Feuille de personnage
Pouvoirs: Maîtrise de la Foudre | Solidification de l'air
Race: Hybride
Niveau de puissance:
13/20  (13/20)

MessageSujet: Re: Jillian Heep, l'Archiviste. [VALIDE]   Ven 18 Déc - 11:01

Bienvenue.
Fiche interessante ^^
Revenir en haut Aller en bas
Jillian Heep



Nombre de messages : 26
Points : 6
Date d'inscription : 18/12/2009

Feuille de personnage
Pouvoirs: Contrôle de la Terre et faire pousser des fleurs.
Race: Inclassable
Niveau de puissance:
0/20  (0/20)

MessageSujet: Re: Jillian Heep, l'Archiviste. [VALIDE]   Ven 18 Déc - 15:52

Bonjour,

Jillian Heep a écrit:
Réserve. Ca va me prendre un ou deux postes de plus, je pense Razz

Vlaad a écrit:
Et évite de poster trois fois à la suite, surtout pour du flood Evil or Very Mad stp

Ceci étant pour expliquer qu'il m'arrive souvent de me retrouver avec une fiche où l'histoire se trouve 4-5 postes après les bienvenues et que je ne trouve pas ça structurer. Ce n'est qu'à titre préventif.
Je n'aime pas écrire sous Writer / Word, étant un peu superstitieux quant à la tenue de vie de certains PC... Razz désolé si ça pouvait paraître du flood, mais c'en est pas.

Sinon, merci pour le bienvenu.

Netheriel a écrit:
Bienvenue.
Fiche interessante ^^

Merci ^^.
Revenir en haut Aller en bas
Shayan
Admin
Admin


Nombre de messages : 296
Age : 29
Localisation : Dans tes rêves
Points : 61
Date d'inscription : 13/10/2007

Feuille de personnage
Pouvoirs: Maîtrise des plantes / Contrôle quasi-total du feu / Télépathie
Race: Elfe
Niveau de puissance:
17/20  (17/20)

MessageSujet: Re: Jillian Heep, l'Archiviste. [VALIDE]   Ven 18 Déc - 17:55

Welcome !! =)

_________________
Revenir en haut Aller en bas
http://piratesdesforbans.heberg-forum.net
Jillian Heep



Nombre de messages : 26
Points : 6
Date d'inscription : 18/12/2009

Feuille de personnage
Pouvoirs: Contrôle de la Terre et faire pousser des fleurs.
Race: Inclassable
Niveau de puissance:
0/20  (0/20)

MessageSujet: Re: Jillian Heep, l'Archiviste. [VALIDE]   Ven 18 Déc - 18:02

Merci =)

Ava et sign mis. Restes plus qu'à faire le reste... * se met au boulot *
Revenir en haut Aller en bas
Evanne
Modérateur
Modérateur


Nombre de messages : 352
Age : 23
Localisation : On The Moon...
Points : 28
Date d'inscription : 11/12/2007

Feuille de personnage
Pouvoirs: Les Milles Lames + Pyrokinésie
Race: Hybride
Niveau de puissance:
15/20  (15/20)

MessageSujet: Re: Jillian Heep, l'Archiviste. [VALIDE]   Ven 18 Déc - 20:30

Mouhahaha ! Bienvenue toi ^^ Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
http://evanne.over-blog.com/
Jillian Heep



Nombre de messages : 26
Points : 6
Date d'inscription : 18/12/2009

Feuille de personnage
Pouvoirs: Contrôle de la Terre et faire pousser des fleurs.
Race: Inclassable
Niveau de puissance:
0/20  (0/20)

MessageSujet: Re: Jillian Heep, l'Archiviste. [VALIDE]   Ven 18 Déc - 20:58

Ariendit !
Merci pour le bienvenue =D
Revenir en haut Aller en bas
Netheriel



Nombre de messages : 309
Age : 31
Points : 13
Date d'inscription : 15/12/2009

Feuille de personnage
Pouvoirs: Maîtrise de la Foudre | Solidification de l'air
Race: Hybride
Niveau de puissance:
13/20  (13/20)

MessageSujet: Re: Jillian Heep, l'Archiviste. [VALIDE]   Sam 19 Déc - 3:29

Un doute me prends....
Si je te dis "Chômeur-blond-soren-tube".... Ca t'évoque quelque chose ?
Revenir en haut Aller en bas
Jillian Heep



Nombre de messages : 26
Points : 6
Date d'inscription : 18/12/2009

Feuille de personnage
Pouvoirs: Contrôle de la Terre et faire pousser des fleurs.
Race: Inclassable
Niveau de puissance:
0/20  (0/20)

MessageSujet: Re: Jillian Heep, l'Archiviste. [VALIDE]   Sam 19 Déc - 19:16

VIvi, je suis bel et bien... ZE tube... \o/
Revenir en haut Aller en bas
Netheriel



Nombre de messages : 309
Age : 31
Points : 13
Date d'inscription : 15/12/2009

Feuille de personnage
Pouvoirs: Maîtrise de la Foudre | Solidification de l'air
Race: Hybride
Niveau de puissance:
13/20  (13/20)

MessageSujet: Re: Jillian Heep, l'Archiviste. [VALIDE]   Sam 19 Déc - 19:20

O
M
G

Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Jillian Heep



Nombre de messages : 26
Points : 6
Date d'inscription : 18/12/2009

Feuille de personnage
Pouvoirs: Contrôle de la Terre et faire pousser des fleurs.
Race: Inclassable
Niveau de puissance:
0/20  (0/20)

MessageSujet: Re: Jillian Heep, l'Archiviste. [VALIDE]   Sam 19 Déc - 19:30

T
u

l
'
a
s

d
i
t

Very Happy

( C'est pas du flood ça... ? )
Revenir en haut Aller en bas
Netheriel



Nombre de messages : 309
Age : 31
Points : 13
Date d'inscription : 15/12/2009

Feuille de personnage
Pouvoirs: Maîtrise de la Foudre | Solidification de l'air
Race: Hybride
Niveau de puissance:
13/20  (13/20)

MessageSujet: Re: Jillian Heep, l'Archiviste. [VALIDE]   Sam 19 Déc - 19:36

Si et c'est mal.
Bienvenue Tuuuuuuuuuuuuuube ! \0/
Revenir en haut Aller en bas
Jillian Heep



Nombre de messages : 26
Points : 6
Date d'inscription : 18/12/2009

Feuille de personnage
Pouvoirs: Contrôle de la Terre et faire pousser des fleurs.
Race: Inclassable
Niveau de puissance:
0/20  (0/20)

MessageSujet: Re: Jillian Heep, l'Archiviste. [VALIDE]   Sam 19 Déc - 19:49

Merci Sosooooooo \o/
Revenir en haut Aller en bas
Aarwen
Admin
Admin


Nombre de messages : 592
Points : 39
Date d'inscription : 09/10/2007

Feuille de personnage
Pouvoirs: Métamorphe en louve grise, télépathe, télékinésie
Race: Vampire
Niveau de puissance:
15/20  (15/20)

MessageSujet: Re: Jillian Heep, l'Archiviste. [VALIDE]   Mar 22 Déc - 16:04

Bienvenue à toi !
l"'hsitoire est terminée ou pas ?
Revenir en haut Aller en bas
http://mondefantastique.heberg-forum.net
Jillian Heep



Nombre de messages : 26
Points : 6
Date d'inscription : 18/12/2009

Feuille de personnage
Pouvoirs: Contrôle de la Terre et faire pousser des fleurs.
Race: Inclassable
Niveau de puissance:
0/20  (0/20)

MessageSujet: Re: Jillian Heep, l'Archiviste. [VALIDE]   Jeu 24 Déc - 6:50

Merci pour le bienvenue.

En ce qui concerne l'histoire, j'ai la trame. Me faut juste le temps de l'écrire... et avec les fêtes actuelles, dur dur Razz
Revenir en haut Aller en bas
Jillian Heep



Nombre de messages : 26
Points : 6
Date d'inscription : 18/12/2009

Feuille de personnage
Pouvoirs: Contrôle de la Terre et faire pousser des fleurs.
Race: Inclassable
Niveau de puissance:
0/20  (0/20)

MessageSujet: Re: Jillian Heep, l'Archiviste. [VALIDE]   Mer 6 Jan - 2:07

Double post, je m'en excuse.
Ceci est juste pour dire que je n'ai pas oublié que je devais faire ma fiche. La partie humaine de l'histoire vient même d'être postée.
Désolé d'être un peu long, j'ai pour habitude de faire des personnages aux histoires longues et détaillées qui permettent de comprendre pourquoi ils sont ainsi lorsqu'ils arrivent...

Alors désolé l'attente et des longueurs à venir Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Vlaad
Admin
Admin


Nombre de messages : 1078
Age : 26
Localisation : Là où la vie me mène
Points : 49
Date d'inscription : 24/09/2009

Feuille de personnage
Pouvoirs: Métamorphose/Télépathie/Pyrokinésie
Race: Vampire
Niveau de puissance:
15/20  (15/20)

MessageSujet: Re: Jillian Heep, l'Archiviste. [VALIDE]   Mer 6 Jan - 23:04

Prend ton temps, c'est pas nous qui sommes pressés ^^
Sympa l'histoire !

_________________
"Ce n'est pas le chemin qui est difficile, c'est le difficile qui est le chemin."
Søren Kierkegaard


Revenir en haut Aller en bas
Arwina
Modérateur
Modérateur


Nombre de messages : 312
Age : 30
Points : 39
Date d'inscription : 24/09/2009

Feuille de personnage
Pouvoirs: Transformation en licorne, soin avec magnétisme et onde de choc bénéfique
Race: Elfe
Niveau de puissance:
12/20  (12/20)

MessageSujet: Re: Jillian Heep, l'Archiviste. [VALIDE]   Jeu 7 Jan - 13:33

J'ai hâte de lire la suite! cheers

Mais bon, prends ton temps tout de même. Very Happy

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Jillian Heep



Nombre de messages : 26
Points : 6
Date d'inscription : 18/12/2009

Feuille de personnage
Pouvoirs: Contrôle de la Terre et faire pousser des fleurs.
Race: Inclassable
Niveau de puissance:
0/20  (0/20)

MessageSujet: Re: Jillian Heep, l'Archiviste. [VALIDE]   Ven 8 Jan - 2:40

Merci à vous deux =)
L'histoire est à présent complètement terminée. J'écris dès à présent le caractère ( si je trouve le courage, sinon ce sera demain x) ).
Revenir en haut Aller en bas
Nahima



Nombre de messages : 34
Points : 18
Date d'inscription : 18/12/2009

MessageSujet: Re: Jillian Heep, l'Archiviste. [VALIDE]   Ven 8 Jan - 12:45

Bienvenue Jillian Heep!

J'aime beaucoup ton histoire et ton personnage.

J'espère que nous aurons l'occasion de rp ensemble. Wink
Revenir en haut Aller en bas
Jillian Heep



Nombre de messages : 26
Points : 6
Date d'inscription : 18/12/2009

Feuille de personnage
Pouvoirs: Contrôle de la Terre et faire pousser des fleurs.
Race: Inclassable
Niveau de puissance:
0/20  (0/20)

MessageSujet: Re: Jillian Heep, l'Archiviste. [VALIDE]   Ven 8 Jan - 15:02

Merci pour le tout =)
Cela arrivera probablement, belle indienne Cool
Revenir en haut Aller en bas
Arwina
Modérateur
Modérateur


Nombre de messages : 312
Age : 30
Points : 39
Date d'inscription : 24/09/2009

Feuille de personnage
Pouvoirs: Transformation en licorne, soin avec magnétisme et onde de choc bénéfique
Race: Elfe
Niveau de puissance:
12/20  (12/20)

MessageSujet: Re: Jillian Heep, l'Archiviste. [VALIDE]   Ven 8 Jan - 18:03

Hé bien! Personnage intéressant!^^


Pour moi tout est ok. Il te faut une autre validation avant de pouvoir commencer à Rp. Wink

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Jillian Heep, l'Archiviste. [VALIDE]   Aujourd'hui à 16:27

Revenir en haut Aller en bas
 
Jillian Heep, l'Archiviste. [VALIDE]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» Le petit Archiviste!
» Archiviste Blood Angel
» Forever Yellow Skies - Jillian
» Harand ? Archiviste dalatien
» A LIRE - UTILISATION DE BROUILLON-COURS VALIDE

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Monde Fantastique :: Entrez au royaume de Fírimar :: Les personnages :: Présentations validées-
Sauter vers: